‹ Contre la terreurChapitre 212 sur 400 · Id., partie relative à Limonest · texte numérisé non relu

Id., partie relative à Limonest

nirOuliins, telle était la double et difficile mission imposée à BoUioud de Chanzieu < avec des forces singulièrement restreintes. 11 semble que le général en chef des Lyonnais craignait toujours d'être tourné par le sud-ouest, et qu'il ne cherchait pas assez à inquiéter le camp de la Guillotîère^ en le menaçant sur sa face ouest ou sur ses derrières.

Au point de vue militaire, le manque d'initiative devait être, pendant toute la durée du siège, le défaut de Précy. Les hésitations des autorités civiles lyonnaises, leurs interminables négociations avec la Convention et les représentants avaient certainement beaucoup gêné le général. Au début, il n*avait pas su profiter du fractionnement de Tarmée de siège pour lattaquer en détail, et maintenant il subissait le bombardement, qui devait forcément démoraliser la population et les travaux d'approche d'un siège régulier qui investiront la ville plus étroitement, tous les jours.

En réalité, Précy se borna toujours à la défensive, il répondit au début, si Ton en croit la tradition, aux partisans d'une audacieuse offensive que : « Les Lyonnais n'ayant pas cessé de reconnaître la République, ne devaient pas prendre l'initiative d'une attaque contre ses troupes. » 11 y a cependant lieu de supposer que le général aurait tenté plus d'une attaque en rase campagne s'il avait commando des soldats disciplinés, encadrés d'officiers de carrière, formant des troupes habituées à manœuvrer. La plus grande partie des gardes nationaux ou, pour être plus précis, les neuf dixièmes, ne voulaient pas quitter leur ville et se seraient refusés à une expédition. Quant aux compagnies soldées de chasseurs et de grenadiers, elles manquaient d'habitudes militaires, de cohésion, mais elles étaient composées de jeunes gens enthousiastes et d'anciens soldats, obéissant volontiers à leurs officiers, elles auraient donc suivi le général de

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