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armée était autorisée à faire feu sur ceux qui formeraient des signaux. L'attention des Comités de Surveillance des sections était spécialement appelée sur les espions.
Les bruits les moins fondés circulaient dans la ville assiégée et Torgane des corps administratifs leur donnait créance. A huit heures du soir, le 27 août, des hauteurs de Saint-Just on aperçut de grandes lueurs, on crut entendre des coups de feu, on les compta même ou du moins on le prétendit et des gens se disant bien informés affirmèrent qu*à une distance de quatre ou cinq lieues, il y avait un combat d'artillerie. « Seraient-ce des frères qui viennent à notre secours? Quoiqu'assez forts par nous-mêmes, dit le Bulletin du département au nom des autorités, ce rêve fait plaisir » et par une singulière inconséquence, il ajoute : « Des Français s'entregorgeraientils? Cette appréhension seule fait frissonner »> et un peu plus loin « L'ennemi aurait-il déjà pénétré dans la France*? »
Après des détails oiseux, l'organe officiel laissait échapper un aveu douloureux : « Le détachement des Lyonnais à Saint-Chamond a essuyéun revers près de Rive-de-Gier. »
Nous allons voir que la vérité était encore atténuée.
i. Le même Bulletin donnait le renseignement qui suit, et qui était d'ailleurs inexact : « Un détachement de Tarmée ennemie est commandé par Javogues, représentant du peuple ; c'est le même qui, avant qu'on décrétât rabolition des héritages, se fit faire par son père une donation qu'il croit ea règle. Cet ennemi est terrible, mais heureusement que nous avons à lui opposer son propre frère, bon républicain et aux vertus duquel on se plaît à Lyon à rendre hommage. »