‹ Contre la terreurChapitre 224 sur 400 · Archires de la Lnirc.aérïv L, registre IIS · texte numérisé non relu

Archires de la Lnirc.aérïv L, registre IIS

2. Lesterps-Beauvîiis périt sur I'»»chafaiMl le 31 octobre 1193, aTec dixneuf autres membres de la Convention. M. (Carrier de la Thuileri«, l'un des entrepreneurs de la nianulaoliire, fut p«)ur le uiôme motif, exécuté le 19 mars 1194 à I.yon.

326 l'insurrection de lyon en 1793

vinrent au galop donner lalerte à Montbrison. L'adjudantgénéral Servant, les capitaines Roche et de Courtine rassemblèrent rapidement leurs soldats encore casernes dans les différents couvents et prirent position à l'entrée de la ville.

Les assaillants, qui occupaient déjà le faubourg de Moingt, sur les bords du ruisseau le Lenon, appartenaient pour la plupart aux gardes nationales de Saint-Rambert et de Saint-Bonnet-le-Chàteau. Réunis par les soins du comité du district très hostile aux Lyonnais, ils s'arrêtèrent à la sortie du bourg, à un quart de lieue de Montbrison, en poussant des cris : « A mort les Muscadins! h bas les aristocrates ! »

Le maire de Montbrison, M. Roux de la Plagne, estimé de tous, vit Tinfanterie de Servant en bonne attitude, les fusils chargés ; les cavaliers de M. de Courtine, le sabre ou le pistolet au poing, restaient en arrière de l'infanterie. Il leur recommanda le calme, espérant empêcher l'effusion du sang^ Agitant son écharpe en signe de paix, il parvint, au milieu de la foule qui vociférait, jusque devant le prieuré^, mais là un groupe de forcenés lui envoya une décharge à bout portant. M. de la Plagne tomba baigné dans son sang. Son cadavre n'aurait peutêtre pas été respecté si les meurtriers n'avaient vu déboucher au pas de course les fantassins lyonnais, courant, baïonnettes croisées, derrière leur adjudant-général. Les cavaliers, escortant deux pièces de canon, les llanquaient sur la gauche, un peu en arrière.

Quelques coups de feu accueillent les soldats de Servant, qui s'arrêtent un moment pour riposter, mais leurs adversaires s'enfuient de toutes parts parles ruelles du village, pour gagner Ecotay et les hauteurs de Bar. Les cavaliers

1. Nous empruntons ces (iélails an manuscrit du marquis de Poncins, témoin oculaire qu'a bien voulu nous communi(|uei' son petil-fils. le comte Bernard de Poncins.

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