‹ Contre la terreurChapitre 225 sur 400 · Id · texte numérisé non relu

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3. Récit de Gilbcrl-Franoois Barge. Appendice nu uianuscril de Puy, p. 120.

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La discussion reprend plus violemment, Maubou traite Tadministrateur de « scélérat » ; alors ce dernier intimidé accepte, ainsi que M. Jamier, premier adjoint remplaçant rinfortuné M. de la Plagne, et le curé constitutionnel Prodon, de se rendre auprès des turbulents de Boën, pour leur déconseiller de marcher sur Montbrison ^

Quand ces délégués malgré eux sortirent de la salle des séances, ils virent plusieurs grenadiersdu détachement lyonnais qui ne leur cachèrent pas leur vive antipathie, aussi ce ne furent pas en messagers de paix que partirent les « citoyens Barge, Jamier et Prodon », furieux contre tout ce qui était lyonnais.

Il était trois heures. Servant fit aussitôt battre la générale ; le rassemblement du détachement se fit avec la même rapidité et le môme ordre que le matin.

On eut sans tarder des nouvelles de Tennemi, une patrouille des cavaliers de M. de Courtine Tavait découvert à près de deux lieues, entre Bo(5n et Montbrison, plus nombreux d'ailleurs que les assaillants de la matinée.

Servant emmène sa troupe et va prendre position sur la route à un quart de lieue de la sortie Nord de la ville, sa cavalerie, dispersée en éclaireurs, lu-i apprend que l'ennemi se rapproché. Un officier propose de se replier sur Montbrison et de sV retrancher-. Servant s*y oppose avec énergie : « Ce n'est pas ainsi que nous combattons; en avant les braves-^! » La marche en avant est reprise en bon ordre. Un cavalier ennemi, se présentant inopinément à un tournant de route, est démonté d'un coup de fusil.

Après avoir dépassé Champdieu, on trouve une butte d'accès facile sur laquelle Servant fit placer ses deux pièces d<» canon, il dispose ensuite son infanterie sur trois lifçnos, en abritant ses cavaliers derrière quelques boqueteaux (le bois.

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