‹ Contre la terreurChapitre 23 sur 400 · Journal île Lt/ofi · texte numérisé non relu

Journal île Lt/ofi

2. Rapport de Gonchon h Garai, ministre de l'Intérieur. (Jr<7t/rf* nationales, A pu, 33'J-3i4.43.;

3. Lettres des commissaires llt^bert et Flèriet, {•' juin 1793. {Archives historiques tle la ffuerre^ Année des Alpes, \\i\Xï 1793.)

S. Mriiic donimenl.

"i. I.»rtfn; précitée des coiinnissuires.

{'}. Journal de Lifon. du 29 mai. — Dans le précis des événements du 29 m/ii rédij^'é par Nioche et Gauthier. le premier de ses représentants déclare «pie le Conseil du département était absent, et que les citoyens « armés hans réquisition »> n'ont pas écouté sa proclamation.se sont saisi de sa personne et de celles qui raccompagnaient pour le conduire du crtté de •''" * où il est retenu. » fVoir Précis, p. 160.

Commission centrale des sections; ce n'étaient plus les proconsuls de la veille, à Tabord impérieux, à la parole cassante, ce n'étaient môme plus les parlementaires du camp ennemi, c'étaient déjà des prisonniers ^..

Quand ils sont dégagés du contact inquiétant de la foule, les représentants en mission reprennent un peu d'assurance; les commissaires leur font d'ailleurs un accueil courtois et les invitent à prendre place au bureau*. Nioche déclare aussitôt, en termes des plus conciliants, que les représentants du peuple feront droit à toutes les plaintes et que tous les bons citoyens doivent s'en rapporter à eux pour assurer la tranquillité publique *^ Le président Fréminville lui répond avec beaucoup de calme et de modération par une déclaration toute pacifique : « Nous ne voulons tous que le règne de la loi, la liberté, l'égalité, la sûreté des propriétés et des personnes, le respect de la représentation nationale, la république une et indivisible '*. » Mais il ajoute, avec fermeté, que les citoyens de cette ville ne peuvent supporter le joug de l'oppression municipale ni laisser subsister l'anarchie qui désole la cité; que d'ailleurs la conduite de Nioche luiaième comme représentant du peuple a augmenté la défiance des citoyens*. N'a-t-il pas signé «l'arrôté de la municipalité du ii mai pour la formation arbitrain^ i* d'un tribunal de sang^? » Aussi, pour recouvrer la confiance de la population honnête, les représentants du

1. Voici l'appréciation de M. Charléty, l'historien lyonnais dans son étude : ia Journée du Î9 mai, publiée par ia Hevolufiou française [numéro tl'oolobre-novembre 1900, p. 420) : « Nioche arrive à l'Arsenal, y devient, malgré les marques de respect dont on l'entoure, le prisonnier, el bientôt, quoiqu'un peu malgré lui, Tagent du parti sectionnaire. Il est dans celte affaire, du commencement à la fin, victime de son indécision el de sa naïveté.»

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