‹ Contre la terreurChapitre 231 sur 400 · Cl.-J. Puy · texte numérisé non relu

Cl.-J. Puy

336 l/lNSCRRECTlON DE LYON EN 1793

aussi que les dragons de Lorraine fraterniseraient de nouveau avec leurs anciens camarades de Saint-Etienne. Quoi qu'il en soit, aussitôt arrivé à Saint-Etienne, il ne préleva qu'une partie du détachement : 60 fantassins, deux pièces de cardon avec un seul caisson et les canonniers nécessaires au service de ces pièces sous les ordres du vieux Laferté ainsi qu'une dizaine de cavaliers de la garde nationale de Saint-Etienne pour servir d'éclaireurs^ Le 25 août, dans la matinée, la petite troupe se mit en marcIie. Puy et quelques volontaires, qui devaient rester à Saint- Etienne, accompagnèrent à l'extrémité du faubourg Saint- Julien, à la sortie de la ville, le nouveau général dont la belle humeur ne se démentait pas : « Ce soir, disait-if à son quartier-maître qui était d'un caractère pessimiste, je remporterai une troisième victoire, je chasserai les coquins. »

Servant et ses compagnons franchirent sans incident les trois lieues qui séparent Saint- Litienne de Saint-Cbamond. Le capitaine Roux et une quarantaine d'hommes se joignirent à eux" pour marcher sur Rive-de-Gier que l'on savait décidément occupn par l'ennemi. En raison du faible effectif de son détachomont, Roux n'avait pas osé faire de reconnaissance et était resté à Saint-Charaond, se contentant d'en barricader la sortie du côté de l'Est. La population n'avait manifesté aucune émotion en apparence, mais quelques habitants dévoués a la cause lyonnaise redoutaient à chaque instant un mouvement populaire hostile.

Servant forme deuxdétachoments. L'un, sous les ordres du capitaine Roux, devra marcher sur Rive-de-(iier par le chemin do la montagne en laissant le Gier constamment à droite, en s'abritanl le plus possible et en commen(;ant ratlacjue par l'Ouest de la ville. L'autre détachement, sous les ordres directs de Servant, arrivera par

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