Hedde, Revue du Lyonnais, p
340 l'insurrection de lyon en 1793
aux Grandes-Flaches, on retrouve des blessés, cachés dans le foin, ils sont égorgés*...
Servant et huit autres survivants furent traînés à Rive-de-Gier où ils passèrent la nuit. De grand matin ils partirent pour le camp de la Ferrandière sous Lyon. Aussitôt les prisonniers arrivés, Dubois-Crancé, agissant de la façon la plus inhumaine comme vis-à-vis de Tofficier des chasseurs lyonnais, Guillot, ordonna Texécution immédiate de Servant*. Ses compagnons ne devaient pas lui survivre longtemps^. Malgré les souffrances causées par sa blessure que nul chirurgien ne soigna, l'ancien garde du corps mourut la tète haute et le sourire aux Jèvres. Les officiers de l'armée de la Convention admirèrent son courage.
La colonne du capitaine Roux avait marché trop lentement pour appuyer ou dégager la colonne Servant, les mauvais chemins de la montagne la retardèrent. Au bruit de la fusillade, elle se trompa de chemin et, en voulant aller trop vite, se jeta trop à gauche dans la direction de Crozet, puis elle gagna la grande route, contrairement aux instructions de Servant. Le combat des Grandes-Flaches était terminé, les dragons, qui pourchassaient les fuyards, vinrent à leur tour se heurter à Tavant-garde du détachement de Saint-Chamond. Reçus à coups de fusil, les cavaliers reculèrent; quand ils se reportèrent en avant, ils trouvèrent devant eux tout le détachement, ce qui les décida à rétrograder sur Rive-de- Gier. Le général Valette, informé de la rencontre, ne