‹ Contre la terreurChapitre 236 sur 400 · HecMe, Revue du Lnonnaia^ p · texte numérisé non relu

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2. Le Rappiirt des représentants du peuple^ daté du jour m^me de l'exécution, n'ose pas en parler, il dit simplement : « Dans la nuit d'.ivanl-hier, des Muscadins sont venus attaquer Hivr-de-Gier, on leur a tué 21 hommes, enlevé une pièce de canon, fait 13 prisonniers, dont un de leurs chefs, nommé Servant, fils d'un gros négociant. > i Archives historiques de la Guerre: Armée des Alpes^ août 1793.)

3. Le rapport du chef d'état-major Saint-Remi ne parle que de neuf prisonniers, les quatre autres avaient été massacrés. (Cf. Archives historiques de la Guerre^ précitées.)

sachant pas la force de cette nouvelle troupe, la crut plus considérable. 11 devait quitter Rive-de-Gier le lendemain, 25 août, dans la matinée avec les prisonniers et quelques voitures de grains destinées à Saint-Chamond capturées par ses dragons. Le détachement du capitaine Roux put donc rentrer sans être inquiété à SainUChamond dans la nuit du 24 au 25. Une partie de la petite garnison alla à sa rencontre et le rejoignit à peu de distance de la ville, les deux troupes revinrent ensemble*. La nouvelle du désastre du détachement de Servant fut connue bien vite. Le capitaine Roux en informa son collègue de Saint- Etienne dans la soirée du 25.

Puy se rendit compte des difficultés de la situation, il se sentit incapable d'exercer le commandement-, et d'autre part il n'avait pas eu de relation avec les officiers du détachement de Montbrison, MM. Chappuis de Maubou, de Vaugirard, etc. ; il songea à ces étrangers mystérieux, h l'air si résolu, qui se réunissaient à l'hôtel du Grand-Versailles et qui paraissaient jouir de la confiance de l'infortuné Servant. Il se rendit îi rhôtelleric et confia sa préoccupation à celui qui se faisait appeler Rimberg. L'ancien capitaine de Royal-Auvergne lui recommanda le secret sur sa véritable personnalité, mais lui offrit de prendre le commandement^. Le détachement de Saint-Ktienne se porterait sur Saint-Chamond pour réunir toutes les forces dont on pouvait disposer; l'attaque des Jacobins semblait d'autant plus imminente sur Saint-Étienne qu'une partie de la population leur était acquise.

Sur le conseil de M. Praire-Royet, un exprés fut envoyé à Saint-Chamond pour rappeler d'urgence à Saint-Ktienne toute la garnison, ce qui se fit dans la journée. Un grand nombre d'habitants de Saint-Étienne se portèrent audevant du détachement de Saint-Chamond, beaucoup

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