Cl.-J. Puy, p. .j
couronné par la victoire... Votre garde nationale de Saint-Etienne et celle de Lyon ne peuvent avoir des intérêts différents. On a cherché à nous diviser, mais aujourd'hui et toujours, nous resterons inébranlablement unis ^ »
Le maire propose de nommer Rimberg général, tout en lui adjoignant d'autres commandants pris dans la garde nationale de Saint-Etienne : Molle, commandant de la place, Desjardins et Ilénoux, adjudants-généraux et comme « chef de bureau sous le titre de secrétaire général le quartier-maitre commandant les Lyonnais ». Ces propositions sont adoptées à l'unanimité.
M. Praire-Royet espérait évidemment maintenir la garnison dans la ville qu'il administrait et qu'il souhaitait soustraire le plus longtemps possible aux violences jacobines, illusion que ne partageait pas le chevalier de la Roche-Négly. Celui-ci, avant même que sa nomination fut ratifiée par l'assemblée du district, avait prévenu ses amis de Montbrison de la nécessité de se réunir. Au mo-« ment où la réunion finissait, les ouvriers jacobins couraient joyeusement dans les rues en vociférant : « Voici les houzards^ ! » injuriant et menaçant ceux qui sortaient de rassemblée. Cotte altitude provocatrice fit bientôt place à une vive tristesse : ce n'étaient point les hussards du général Nicolas, alors en exploration aux environs de Montbrison, c'étaient les cavaliers de MM. de Maubou et de Courtine, formant un bel escadron de 60 hommes, suivis de deux compagnies d'infanterie, les chasseurs lyonnais avec le capitaine Hoche, et les Monlbrisonnais avec M. Puy de Mussieu do la Bâtie. Les deux détachements fusionnaient en grande sympathie, au mécontentement visible des Jacobins.
Rimberg et la plupart dosofficiers foroziens émirent l'avis demarchersur Hive-de-Gier;ils espéraient délivrer Servant et ses compagnons, rnereconnaissances'imposait, Rimberg