Id
358 l'insurrection de lyon en 1793
Le canon gronde et nous rappelle De la Déserte à Montessuy.
Cavaliers, allons, en selle, Vive Lyon, vive Précy!
Un, deux, trois! bon ! partez muscades. En avant quatre la grenade.
Tremblez tous, sacrés Jacobins Voilà, voilà les Muscadins < !
Les canonniers, les fantassins voulurent avoir leur chant de guerre; un émule du Petit-Frédéric, plus inconnu encore, car son pseudonyme ne nous est point parvenu, composa les strophes des compagnies soldées et des artilleurs. L'allure en est moins martiale, moins alerte, un peu « complainte * » :
Lorsque Tétendard de la guerre Est déployé sur nos remparts, Que Crancé, fléau de la terre, Vient affronter nos boulevards.
Montons sur Taile de la gloire, Confondons^ ses hardis projets.
Ne doutons pas de nos succès, Précy nous mène à la victoire, Chasseurs et fantassins, Jurons amour aux rois Mort à leurs assassins
Cette première strophe était bien royaliste pour être chantée autrement qu'en sourdine et en discrète compagnie. Les autres sont d allures plus constitutionnelles, elles sont un peu trop solennelles pour des chants de guerre :
Lyon l'Eternel te contemple.
Et te soutient dans tes revers, A la France donne Texemple, Arme-toi pour briser tes fers.