‹ Contre la terreurChapitre 252 sur 400 · Bulletin (iépartewenlal, iv 22, ilu 'l\i aoùL · texte numérisé non relu

Bulletin (iépartewenlal, iv 22, ilu 'l\i aoùL

362 l'insurrection de lyox en 1793

raine de Saînt-Irénée, qui fut jadis Tasile des chrétiens

persécutés, devint le refuge de ceux qui n'enavaient plus '. »

M"* des Echerolles rappelle que la ville n'était point

cernée de ce côii% « on s'y trouvait plus à l'aise, quelques maisons de campagne des environs étaient encore habitées et les paysans du voisinage y apportaient leurs denrées et leurs fruits. Malgré l'insuffisance de ces provisions, les faubourgs de Saint-Just et de Saint-Irénée « jouissaient d'une espèce d'abondance inconnue dans le centre de Lyon*^ ». Cependant les indigents qui ne cherchaient pas à traverser les lignes s'adressèrent au bon curé de Saint-lrénéc, l'abbé Moulin, pour être leur intermédiaire auprès de leurs concitoyens plus fortunés. Ces victimes de l'aristocratie, comme se plaisaient à les appeler les représentants du peuple^, reçurent, en effet, des secours malheureusement bien limités, grâce à une quête faite sous les auspices du curé par deux jeunes filles, M*'" des Echerolles et Seriziot^. On vit partout ces deuxTnessagères de charité. « Les greniers, les caves, ne furent pas à l'abri de nos recherches, dit la fille du général. Je me rappelle qu'un jour nous entrâmes dans une espèce de hangar mal fermé dont nous ressortîmes aussitôt, n'y voyant qu'une extrême misère. Une femme, qui nous avait reconnues, se lève à l'instant, nous rejoint dans la rue en nous offrant un assignat de cinquante sous, s'affligeant de ne pouvoir donner davantage, mais voulant contribuera notre bonne œuvre, c'était bien le denier de la veuve. »

De telles excursions n'étaient pas sans danger, les projectiles, quoique beaucoup plus rares que de l'autre côté de la Saône, n'en faisaient pas moins quelques victimes et cependant M"" des Echerolles et Seriziot, accompagnées

\. Une Famille nohlc sons la Terreur, 4° éd., p. 82-83.

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