‹ Contre la terreurChapitre 259 sur 400 · Id · texte numérisé non relu

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3. Heddc, VExpéiUtion du Forez [Revue du Lyonnais, t. XII, 1844, p. 191).

374 l'insurrection de lyon en 1793

distinguant à la lorgnette sur la colline une foule nombreuse, qui agitait ses armes et affectait de mettre en joue, il fit tirer dans cette direction deux coups de canon. Les pièces avaient été pointées de main de mattre par le lieutenant colonel-Chappuis de Maubou, un boulet pénétra dans le mur de la chapelle, un autre fracassa la cloche ou coupa la corde'. Le tocsin se tut et la colline Sainte- Barbe fut précipitamment évacuée. Les rumeurs cessèrent pour un instant; il était midi.

Riraberg profite de cette courte accalmie pour se procurer immédiatement, par son quartier-maître, contre-paiement, une certaine quantité de vivres. Il fait ensuite réquisitionner des moyens de transport afin d'emmener, avec les bagages, les fusils, pistolets et sabres de la manufacture, cause de Texpédition ; il ne fallait pas songer aux grains, on en retrouverait ailleurs.

Le général ne s'en rapporta qu'à lui-môme. A la tète de ses paysans du Velay, escouade de gars solides et dévoués, bien que manquant d'allure militaire '^\et de la compagnie de grenadiers, il se rendit rapidement à la manufacture d'armes avec des attelages qu'il avait requis et fit charger deux charrettes de fusils. Un autre chariot reçut les bagages laissés îi la caserne et un tonneau de poudre.

11 n'y avait que huit chevaux de trait, on ne pouvait atteler que trois pièces d'artillerie et un caisson'^ L'adjudant-général llénoux fit mettre hors de service les deux canons appartenant à la ville* et briser les alfûts.

Quand la compagnie Rimberg et les grenadiers débouchèrent sur la place Ghavanelle, les habitants leur tirèrent des coups de fusil, par les fenêtres mais devant la riposte

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