‹ Contre la terreurChapitre 260 sur 400 · Cl.-J. Puy, p · texte numérisé non relu

Cl.-J. Puy, p

2. Quoique braconniers ou anciens gardes (léchasse pour la plupart, ils faisaient si mal le maniement d'armes, que j)Our ce motif, et aussi en raison de leurs sombres costumes <lont Rimberg avait fait les frais, on les prenait ponr des prOtres déguisés.

:\. Cl.-J. Puy. p. 71.

4. On fit pénétrer à coups de mnrlenu des boulets enveloppés <le drap dans rame des pièces.

dés Lyonnais, ils disparurent dans leurs logements. Voitures et escorte purent gagner la place du Marché, séparée par une petite ruelle du Pré de la Foire où s'étaient avancées les pièces déjà attelées que commandait le lieutenant-colonel Chappuis de Maubou.

M. Praire de Neyzieu, capitaine de la garde nationale et frère du maire de Saint-Etienne, donnait, comme M. Praire-Royet, de très utiles indications; il informa Rimberg que la garnison de Rive-de-Gier, commandée par le chef de brigade Fugière, arrivait pour prêter mainforte aux Jacobins de Saint-Etienne.

Il était trois heures de l'après-midi '. Rimberg forma ses 513 hommes en une seule colonne : l'artillerie à l'avantgarde, un corps de bataille sous son commandement direct et la cavalerie entre cette troupe et Tarrière-garde ; il ordonna la marche en avant. On se dirigea vers le quartier de la Mi-Carème, le moins bien gardé '-\

La colonne lyonnaise se met en marche, baïonnette haute; elle s'engagea dans la rue des Fosses. Au moment de pénétrer dans la rue Roannelleetde là dans la rue de Roanne, perpendiculaire à la grande route, Rimberg est avisé que, depuis cette rue jusqu'au couvent des Capucins, dans le quartier de Polignais, toutes le'S fenêtres sont garnies d'hommes' armés de fusils, d'autres habitants grimpés sur les toits vont lancer des madriers tout préparés L Le général laisse filer l'avant-garde, arrête le gros de la colonne et se met à la tète des chasseurs h pied. Il les conduit dans la rue des Fossés où ils sont reçus à coups de fusil et leur fait ouvrir le feu sur les Jacobins des fenêtres et des toitures^. Aussitôt après, il se met en mesure de rallier la colonne et de former l'arrière-garde, avec les chasseurs et une pièce de canon qu'il fait mettre à leur dis-

Page 1