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376 l'insirrection de lyon en 1793
position. Riraberg reprend le commandement du gros de sa troupe, qui s'engageait maintenant dans la rue du Grand-Moulin. C'étaient les grenadiers, encadrant un canon et un caisson, puis le reste de Tinfanterie avec les bagages, les deux chars de fusils et une pièce d'artillerie en gardant un certain intervalle pour la cavalerie, dans le cas où cette dernière aurait à se déployer. Les chasseurs à' pied, retardés par leur pièce de canon \ laissèrent un peu trop s'augmenter la distance, avec le gros de la colonne. Toutes ces fractions gardaient une allure militaire qui en imposait à leurs adversaires et se dirigeaient rapidement vers la route de Montbrison.
Les Lyonnais ont gagné la rue des Capucins qui s^amorce à la route, mais en restant une voie étroite et resserrée entre des maisons et des murs de jardin garnis d'hommes armésde fusils. Ils se voient dominés par les toitures garnies aussi et obligés de tirailler avec eux asse^ longtemps, pendant que d'autres Jacobins vont en courant fermer rissue de la rue, qui aboutissait à la campagne. N'ayant pas eu le temps de construire de barricades, ces derniers essaient de barrer le passage de pied ferme mais, à l'approche de la colonne, ils se retirent derrière un parapet qui surplombe le chemin sur la droite. Leur tir trop précipité ne cause aucun mal à la compagnie de grenadiers qui, sans s'arrêter ni riposter, passe rapidement avec son canon et son caisson-. Au gros de la colonne un homme tombe grièvement blessé et un cheval s'abat frappé par une balle. La charrette des bagages trop chargée s'enfonce dans une ornière^ d'où elle se dégage difficilement. La marche en est arrêtée pendant quelques instants, les Jacobins ne s'en rendent pas compte grâce à l'esprit de décision de Rimberg. Celui-ci pointe lui-même une