Cl.-J. Puy, p
2. La belle propriété de la Pareille, appartenant à la famille des Joyeaiix, bordait bi rue h ^jaindie.
a. Cl.-J. Puy, p. 73.
pièce d'artillerie à quelques mètres des assaillants, sous leur fusillade, puis faisant brusquement déboîter sur la gauche la plus grande partie de son escadron de cavalerie commandé ce jour-là par le capitaine de Maubou^ il lui ordonne de charger. Les cavaliers se forment en ligne au galop, dans la prairie, ce qui produit un mouvement de recul chez leurs adversaires très impressionnés. Le général en profite pour faire avancer sa troisième pièce de canon restée à Tarrière-garde et la mettre en batterie dans la prairie, avec un peloton de vingt cavaliers comme soutien-.
L'arrière-garde composée des chasseurs avait écarté à coups de fusil ceux qui voulaient Tenvelopper'.
Toute la colonne se retrouva, en formation de combat sur la route de Montbrison, les deux pièces d'artillerie ouvrirent le feu à mitraille sur les groupes d'assaillants qui s'étaient reformés, la cavalerie de Maubou chargea les rassemblements qui s'avançaient sur la grande route*, et les refoula rapidement. De nouveau les Jacobins se dispersèrent; seuls les tireurs de quelques maisons du quartier de la Pareille et de celui des Capucins-', surtout ceux qui étaient postés sur la toiture du couvent, envoyèrent leurs balles dans la direction de la colonne qui riposta immédiatement par deux coups de canon dont les boulets pénétrèrent dans Tancien monastère. Le feu cessa de part et d'autre. 11 était presque nuit.
Rimberg, dont les réelles qualités de commandement s^affirmaient au grand enthousiasme de ses soldats, ordonne au détachement de cavalerie d'aller à grande allure s'emparer du bac de la Loire à Andrezieu. 11 mit en queue de la colonne le reste de la cavalerie avec deux canons, le troisième marchait avec l'avant-garde, composée de paysans
i. Cl.-J. Puy, p. 74.