ET DES ENVOYÉS DE L'ARMÉE DE CONDÉ
Les représentants avaient remplacé le général Dumuy par le général Guy Coustard, rex-chevalier de Coustard, ancien mousquetaire du Roi, comme Dubois-Crancé, mais qui, moins étayé que ce dernier dans Testime des Jacobins, ne devait pas conserver longtemps son commandement de Tarmée des Alpes ^
Deux d'entre eux, Ja vogues et Reverchon, chargés de surveiller le général Rivaz, avaient été très émus de la nouvelle que soixante-dix volontaires, destinés au camp de Liraonest, s*élaient mutinés à Tarare et avaient déserté, malgré les objurgations du commandant du détachement, déclarant à cet officier qu'on les conduisait en Vendée, et qu'ils n'y voulaient point faire la guerre'^. « Prétexte frivole! » disaient les représentants, qui ne faisaient, eux, la guerre que de loin et qui s'attendaient à voir arriver la colonne Nicolas, dont ils ignoraient le malheureux sort, bien qu'elle s'acheminât, h leur insu, dans la direction de Lyon.
Dubois-Grancé et Gauthier, mieux informés, venaient d'apprendre la surprise de Saint-Anthôme et, malgré leur antipathie pour Kellermann, résolurent de l'appeler à
1. Couslard fut seulement replacé en l'an XHÏ, comme membre du directoire centrai des hôpitaux, ce qui termina modestement sa carrière militaire.
2. Archires historiques de la duerre: Année des Alpes, septembre 1193.
leur secours. Les deux représentants envoyèrent donc au vainqueur de Valmy, contrairement à leurs habitudes, la courtoise lettre qui suit :
La Pape, le 3 septembre 1793, Tan II de la République.