‹ Contre la terreurChapitre 28 sur 400 · Pn><"is Niorhe et (iauthier · texte numérisé non relu

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4. « Le Doyen reste ronsi«^né dans l'arsenal. i* (îuillon ilf Monléon, Ilisto'ue tin sièf/e tfe Ltjon, Paris, Leclêrr, liv. V, t. l. j». 200.)

5. Procès-cerhaux des conseils ijênt'vaux du département <le li/inne-et- Loire, du district de Ltjon et de la rumijaffue de Lyon, relu/l/'.s n rrrcnement du 29 ntai.

30 l'insurrection de LYON EN 1793

L'irrésolution allait cependant encore se prolonger pendant trois heures, aucun des deux partis n'osant prendre résolument TofTensive.

Les commissaires des sections dépensaient toute leur énergie en protestations indignées et en vaines menaces, sans trouver d'ailleurs un réconfort auprès des administrateurs du département et de la campagne, qui continuaient à s'isoler dans l'attente des événements. Les gardes nationaux sectionnaires, harassés de fatigue, demeuraient à leur poste, ne sachant ce qui se passait du côté de l'Hôtel de Ville.

A la place des Terreaux, tout était préparé pour une résistance à outrance. En apprenant que Le Doyen restait consigné à l'Arsenal, le représentant Gauthier confiait le commandement de toutes les troupes, à un commissaire des guerres, nommé Duchambon', connu pour ses opinions jacobines - et pour sa violence. Il lui expédia la lettre de service suivante, qui avait un caractère essentiellement provisoire :

Nous requérons le citoyen Duchambon, commissaire ordonnateur des guerres de donner les ordres nécessaires aux troupes de ligne et à la garde nationale pendant la journée et la nuit prochaine, nous en reposant sur son civisme et sa prudence.

Le 29 mai 1793.

Signe : Gauthier^.

Ainsi rassuré, un peu témérairement d'ailleurs, sur la direction des opérations militaires, Gauthier ordonne que

1. L'abbé Guillon de Monléon (jui, (ians son Histoire du sièffc ffe Lyon, cominot do nombreuses inexactitudes, tout en ayant cependant laissé des détails intéressants qu'il devait à des témoins oculaires, dit par erreur que Julliard prit le commandement etîectif après l'arrestation de Le Doyen. Cet auteur paraît avoir ignoré la nomination de Ducliambon.

2. Ducliambon avait un jour, au tbéâtre, menacé de son sabre les spectateurs (ju'il accusait de (.iirondisuics. et ^ans l'intervention d'une femme de ses amis, il aurait frappé plusieurs personnes.

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