‹ Contre la terreurChapitre 271 sur 400 · Même huile lin · texte numérisé non relu

Même huile lin

k. Id.

394 l'insurrection de lyon en 1793

Guillotière, les batteries ayant ouvert le feu, la redoute du pont Morand leur répondit avec ses pièces, les deux artilleries cessèrent leur canonnade à trois heures'.

En dépit du siège, les autorités administratives avaient tenu à embellir la façade de THôtel de Ville, préoccupation un peu singulière en temps de bombardement. Le sculpteur Chinard venait de faire placer son monument dédié à la Liberté et à TEgalilé. La première de ces allégories brandissait de la main gauche « une pique qu'elle plantait dans un faisceau de baguettes », emblème de la collectivité des citoyens et agitait de la main droite une couronne civique. De Tautre côté, l'Egalité rangeait plusieurs hommes drapés à Tantique, qui avaient la prétention de représenter tous les Français « sous le même niveau devant la loi ». Les « tables » formaient le fond du monument, on se proposait d'y faire graver les droits de rhomme etdu citoyen et les loisde la République '". Les circonstances devaient s'opposer à ce perfectionnement du monument de Chinard.

L'organe départemental publiait, dans son numéro du 5 septembre, un compte rendu d'une séance du Comité de Salut public à Paris de la fin d'août. Barrère y avait affirmé d(; la part de Dubois-Crancr, (|ue c'était à la mollesse de Kellermanu qu'il fallait attribuer la résistance des Lyonnais, mais le Comité avait pris des mesures secrètes ^ sur Teflicacité desquels il croyait pouvoir compter. Le Bulletin présentait ensuite un tableau émouvant de l'intervention actuelle ou prochaine de l'étranger et terminait par une véhémente protestation d'indignation patriotique :

La descente des Anglais à Toulon, leur réunion aux Marseillais, l'invasion des Espagnols sur le territoire de la Hépu-

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