‹ Contre la terreurChapitre 291 sur 400 · Id · texte numérisé non relu

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420 l'insurrection de lyon en 1763

les fossés ^ beaucoup d'hommes jettent leurs fusils, leurs sabres, pour être plus alertes; les conducteurs, pris de panique, abandonnent dix voitures, chargées de près de quinze cents sacs vides*. Enfin le colonel Révérony rallie les fuyards. La poursuite de Tennemi s'arnHe en raison de la proximité de Lyon ^ ; la colonne lyonnaise regagne la porte Sainte-Foy, abandonnant sur le champ de bataille une vingtaine des siens '\

Précy, auquel Révérony rendit compte de la difficile mission qu'il avait dû remplir pendant six jours, le remercia des approvisionnements de grains et de fourrages qu'il lui avait envoyés. Le général constatait une fois do plus combien ses troupes manquaient de solidité en rase campagne. En dehors de leurs remparts, quels soldats impressionnables et difficiles à conduire! Comment songer à sortir de Lyon avec de jeunes volontaires si prompts à se débander et à se désarmer eux-mêmes...

D'autres préoccupations s'imposaient d*ailleurs à Précy, il venait d'apprendre, par un des Lyonnais du détachement du Forez, qui, comme les précédents messagers, s'était déguisé en paysan, que la colonne de Rimberg, suivie de nombreux émigrants de Montbrison et de Peurs, bivouaquait à une étape de Lyon, exposée à ôtre cernée par les troupes du camp de Limonest. Le général de Précy résolut de tout tenter pour recueillir son détachement et les infortunés qui lui demandaient une suprême sauvegarde.

i. Archives Idstovlques de la Guerre : Arnu'e des Alpes {Rapport du camp de Limoîiest),

2. Id. — Le Bulletin départemental ^hr(\Q le silence sur Taffaire. Nous devons donc nous en rapporter au rapport de Sandos, (juelque etagéré qu'il puisse être.

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