‹ Contre la terreurChapitre 293 sur 400 · Manuï^^cril du manjuis tie Poncins · texte numérisé non relu

Manuï^^cril du manjuis tie Poncins

formation de l'cancmi. Celui-ci distinguait mal les Lyonnais qui, dans leur fouillis de verdure, semblaient beaucoup plus nombreux.

Les Jacobins s'étaient arrêtés pour se concerter. Us emmenaient avec eux sous le titre purement nominal de chef, un vieillard, M. de Buronne, chevalier de Saint- Louis et ancien officiera lis avaient été le chercher dans son château de la Garon, commune de Saint- Barthélemy- Lestra, et sous les plus terribles menaces, Tavaient forcé à marcher à leur tête. Le pauvre vieux gentilhomme ne demandait qu'à s'échapper, sa tiédeur devait le faire jeter en prison.

La bande de hurleurs se décida brusquement à attaquer et commença à mi-côte un feu beaucoup trop rapide pour être efficace, il fut en effet absolument inoffensif.

Rimberg a auprès de lui plusieurs anciens officiers résidant ordinairement à Feurs ou dans les environs et qui partagent sa confiance, notamment M. du Rozier, ancien capitaine des dragons d'Artois et le baron de Pélissac, excapitaine d*infanterie. Les deux pièces d*artillerie sont commandées par le lieutenant-colonel Chappuis de Maubou, dont Ténergie calme s'allie bien avec l'allure pleine d'entrain du chevalier de la Roche-Négly. Ce dernier dit au lieutenant-colonel d'artillerie : « A présent ils sont à nous! Commençons'^ »! Au commandement de Chappuis de Maubou, les deux pièces dont il a vérifié le pointage envoient dans les bandes jacobines deux boulets meurtriers qui y tracent un large sillage. Après le second coup de canon, tous les officiers montés de la garde nationale jacobine mettent pied à terre par prudence. La cohue s'est arrêtée malgré la poussée de ceux qui sont derrière.

Rimberg fait tirer deux autres coups de canon, aussi bien pointés, et il commande à son infanterie : « En avant, Lyonnais! » Le cri est répété par tous les fantas-

i. Mamiscrit du miu*quis de Poncins.

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