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424 l'insurrection de lyon en 1793
sins qui se précipitent la baïonnette en avant, sortant de leurs abris et attaquant en ligne. Rimberg, le chevalier de Meaux de Merlieu et le baron de Pélissac, sont au milieu d'eux, le sabre au poing.
Le petit escadron ne reste pas inactif, les capitaines du Rozier et de Maubou* se placent en tête. des cavaliers, leur font longer au trot le petit taillis, sur la droite, qui les dissimule un moment, puis à un galop rapide charge en tlanc les Jacobins surpris et épouvantés de cette nouvelle attaque. L'artillerie du lieutenant-colonel deMaubou s'est aussi portée en avant et, profitant d'une éclaircie, canonneces bandes désorganisées. La déroute devient complète, gardes nationaux et paysans se dispersent de toutes parts, se jettent dans les ravins, se cachent dans les bois.
Deux maisons écartées recueillent quelques groupes de Jacobins, un cavalier lyonnais, nommé Batan, emporté par son courage, est tué d'un coup de fusil, mais ses camarades le vengent en mettant le feu à la maison et en fusillant les défenseurs quand ils veulent sortir de la fournaise. Un peu plus loin, 4 ou oOÙ paysans se sont groupés, ils sont plus nombreux que les soldats de Rimberg, deux coups de mitraille les rejettent en déroute^ et ils s'enfuient éperdus du champ de bataille « couvert de leurs morts '^ ». Un chef jacobin tire h bout portant un coup de pistolet sur le lieutenant-colonel de Maubou, qu'il manque et qui l'abat à ses pieds d'un coup do sabre''. 11 n'y eut pas de prisonnier, non parce que les blessés furent massacrés, mais parce que les uns furent emportés par leurs camarades, et que les autres se cachèrent dans les taillis ou les baissons \
Les soldats lyonnais et moiitbrisonnais ne mirent au-