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cun acharnement dans leur poursuite. Ralliés par leur général au plateau de la Bruyère, ils rentrèrent à Feurs en triomphe. Toutefois les habitants prévinrent Rimberg des manifestations hostiles contre la cause lyonnaise auxquelles s'étaient livrés plusieurs habitants de Feurs parmi lesquels le maire nommé Berthuel, terroriste forcené. Le général le fit arrêter, attacher à un canon et promener dans cette posture humiliante devant ses administrés*. On ne lui fit pas subir d'autre mauvais traitement grâce à un charitable royaliste, M. Gras de la Banche, qui prit sa défense. Après cette exhibition toute militaire, le maire fut remis enliberté'^ il devait bientôt se venger terriblement de ses indulgents vainqueurs.
On effectua une dernière réquisition de blé peu importante; les paysans qui vendaient des grains redoutaient d'être recherchés par les agents de la Convention. La colonne revint à Montbrison où elle retrouva l'hospitalité qui lui était douce. Rimberg ramenait avec lui plusieurs gentilshommes de Feurs ou des environs qui avaient pris une part vaillante au combat de Salvizinet : le capitaine du Rozier, MM. Plasson de la Combe père et fils, Relogue, procureur du roi et son fils, Desgeorges, Pariât aîné et son frère Civens, les Gorgeret, etc. Depuis le début de l'occupation de Montbrison, le marquis de Poncins^, et son fils faisaient partie du détachement et lui rendaient de constants services par leur connaissance approfondie du pays, ils étaient universellement aimés et respectés.
Rimberg communique h ses officiers son intention de ramener à Lyon le détachement et les approvisionnements; il apprend par M. Duguet du Bullion, qui le tenait des cavaliers lyonnais de Duerne, que les abords de Saint-Just
1. Lettre des îulmiiiislratciirs «lu (lislrict de Montbrison, Thiers, 6 septembre 1793. — BrcMitin, Uiatoire df ta riUe de Feurs^ p. 425.