Broutin, Histoire fie la ville de Feurs
3. Le manuscrit du marquis de Poncins contredit absolument sur ce point M. Aula^nier (Wf^ci/ sur la Terreur par un auteur forézien, p. 60), et M. Broutin (Histoire de la rille de Feurs, p. 42").
4. La plus grande partie de l'habitation échappa à Fincendie. Le château passa des d'Apchon dans la famille de Biencourl, puis dans celle des Dugas.
Le propriétaire actuel, M. Maurice de Boissieu, membre de la Diana et érudit bien connu, est le petit-fils de M. Victor Dugas.
433 l'insurrection de lyon en 1793
colonne par quelque espion du pays, ils pénétrèrent dans les écuries et les granges pleines de fourrages et mirent le feu à la vieille demeure où tant de malheureux avaient reçu la charité; ils s'enfuirent dans la direction de Bellegarde, la commune voisine.
Saint-Galmier était occupé par le général jacobin Fugiôre, à la tète d'une forte colonne d'infanterie et de cavalerie. Il venait de détacher Tescadron des ex-dragons de Lorraine ^ sur GhazeHes, que les Lyonnais devaient occuper en gîte d'étape. Ordre était donné au commandant des dragons de réunir sur sa route les troupes de garde nationale et môme des bandes de paysans armés et d'attaquer la colonne lyonnaise partout où il la rencontrerait. Cet officier était arrivé avec ses cavaliers à Chozelles avant les Lyonnais et avait poussé jusqu'à Saint-Symphorien-sur-Coise. 11 avait ramené la garde nationale de ce chef-lieu de canton et de nombreux paysans armés; il les laissa de l'autre côté du ruisseau sur des hauteurs boisées et vint lui-môme en reconnaissance jusqu'aux premières maisons de Chazelles. La petite troupe de M. de Nicolay s'v trouvait; Tembuscade était facile.
En arrivant à Chazelles, pauvre village traversé par la grande route, et où les maisons avec leurs jardins sont en bordure, formant l'unique rue du bourg, Nicolay et ses compagnons avaient trouvé la municipalité^ qui les avait assurés de leur sympathie, les engageant à prendre part à un repas-* préparé en leur honneur et leur affirmant qu'ils ne couraient aucun danger d'être surpris.
Par une coïncidence malheureuse, un bataillon de volontaires de l'Ardèche détaché depuis plusieurs jours du camp de Limonest pour empêcher les ravitaillements de Lyon, fut signalé au commandant des dragons comme cantonné à peu de distance. Cette troupe eut le temps
\. Maniis<Til du inîirc]uis de l^oiiciiis.
2. l'n (fffiiit'r il*' l't'hit-mnjor (tn sièf/c. Lausanne, 1793, p. 02.