Hroutiu. liistoin' de Feurs, p
d'arriver et en Tabsence des patrouilles que M. de Nicolay aurait dû envoyer autour du bourg, elle put se placer en embuscade, silencieusement sur la route de l.yon*.
Les Lyonnais faisaient honneur au banquet, comblés de marques d'amitié par les habitants. Cependant plusieurs fois M. de Nicolay voulut se lever et placer un poste et des sentinelles, le maire l'en empêcha en traitant de telles inquiétudes d'exagérées et de précautions blessantes pour la population. Les rafraîchissements s'offraient avec une telle persistance malgré les protestations des Lyonnais que leur commandant flaira quelque trahison. Il surprit des signes équivoques entre ses voisins, notables habitants de Chazelles, puis une rumeur sourde du côté de la route de Lyon. Alors le marquas de Nicolay se lève brusquement malgré les eflorts des municipaux, ses voisins et s'écrie : « Aux armes, nous sommes trahis'*! » puis avisant un jeune tambour de sa troupe : « La générale, petit, et à tour de bras ! »
L'alerte est donnée, les Lyonnais se groupent autour de leur chef; malheureusement quelques-uns n'ont pas gardé leurs armes, les ayant déposées dans les maisons à rhospitalité traîtresse. Les habitants se sont écartés d'eux-mêmes, tout est redevenu silencieux. Les femmes foréziennes angoissées ne parlent pas, quelques cavaliers lyonnais se détachent du groupe pour chercher leurs chevaux à Texlrémité du village. Des coups de feu éclatant alors, tirés par des ennemis encore invisibles, tuent ou blessent les malheureux cavaliers.
Nicolay, Tépée nue, se place en tête de sa troupe, il l'entraîne baïonnette en avant, mais les volontaires de TArdèche aidés des paysans jacobins poussent des charettes de foin. Avec des traverses de chêne, ils barricadent la route et tirent sur les Lyonnais^.
i. Manuscrit du marquis de Poncins.