‹ Contre la terreurChapitre 305 sur 400 · RÉPUBLIQUK UNE ET INDIVISIBLE · texte numérisé non relu

RÉPUBLIQUK UNE ET INDIVISIBLE

H.É8ISTANCE A l'oPPHBSSION ARMI-'B DE SURBTi^.

t»B RHÔXE-ET-LOIHF

Brevet

du

colonel adj idaiit-^énéral

Les corps administratifs séants à Lyon et les délégués du peuple de Rhônc-et-Loire, fonnant le Comité général de Salut public du département ayant, par Tarrôté du 13 de ce mois, déféré au général en chef de la force de sûreté, la présentation des candidats pour les places d*officiers des divers corps de troupes qui doivent composer ladite force ;

Sur l'état que le général Précy a présenté de ces candidats, le Comité uiilitaii*e, ensuite des pouvoirs à lui donnés par l'arrèlé susdit, a agréé et nommé le citoyen Arnaud pour remplir les fonctions de colonel adjudant^ général près la force de sûreté de Rhône-et-Loire, sous les ordres du général Précy. Le comité militaire a requiert en conséquence les autorités constitués de la force armée destinées à la résistance à l'oppression de reconnaître le citoyen en qualité de colonel adjudant-généi*al, après avoir prêté le serment prescrit.

Va par le général en chef de la force de sûreté :

Précy.

A Lyon le 15 septembre 1793, Tan H de la République une et indirisible.

GiLiRERT, président.

Koregielré au Bureau militaire du général en chef. BoYRivE.x, secrétaire.

450 l'insurrection de lyon en 1793

Rousse. Le poste lyonnais ne fut pas surpris, car un habitant de Caluire vint prévenir l'adjudant-général Coindre qui le commandait. C'était un ancien professeur, peu au courant des choses militaires, mais très brave, il demanda du renfort à Gingenne; le brave commandant avait été avisé d'une attaque imminente contre sa propre redoute et il ne put envoyer à la maison Nérac qu'une partie de la compagnie des arquebusiers. Ce renfqrt fut insuffisant, on dut se reporter en arrière sur le poste du centre et la redoute Gingenne. D'ailleurs la maison Nérac n'était plus habitable, sous le feu d'artillerie ennemie.

« L'escalier de pierre de taille, dit l'un de ses défenseurs, Nolhac*, avait été enlevé par le canon, le toit brûlé, des pans de murailles renversés. Nous ne savions plus où placer nos sentinelles et nous étions obligés de faire des trous dans la terre pour les y enfouir jusqu'à la tête. » Aussi la perte de ce petit ouvrage n avait-elle d'importance que parce qu'elle faisait constater les progrès de Tennemi. Un jeune Lyonnais nommé Roujeon, ayant la témérité d'étendre la main pour arrêter un boulet au passage, répondit à roflicier qui l'engageait à être plus prudent et à se baisser : (( Je n'ai pas peur. » Un boulet le décapita*. Un capitaine, qui venait de la redoute Gingenne, eut le bras fracassé 3, il refusa de quitter sa compagnie, on dut l'emporter presque de force. Plus loin un chef de pièce, qui s'appelait Tamen, renommé pour son habileté de pointure et son sang-froid, eut la main gauche coupée par une balle ^. Enfin l'adjudantgénéral Coindre fut blessé lui-même grièvement et fait prisonnier*.

1. J.-B.-M. Nulhac, Siturcnirs de la Révolulhni à Lt/ou, Lvoii, iSii.

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