‹ Contre la terreurChapitre 314 sur 400 · Rapport de Duhuis-Crancé, précité · texte numérisé non relu

Rapport de Duhuis-Crancé, précité

460 l'insuiihection de lyon en 1793

Loire, du Puy-de-Dôme, du Cantal, de l'Ardèche, de la Flaute- Loire et autres que nous dirigeons personellement s'est levé en masse pour faire respecter les lois dans la ville de Lyon, il veut que Ton s'y soumette sans réserve. Habitants de Lyon, au nom du peuple français, vous êtes sommés de reconnaître les décrets de la Convention nationale, de mettre bas les armes et d'ouvrir vos portes, 60.000 hommes vous entourent, vos intelligences avec les ennemis de la République sont détruites, les Piémontais sont chassés du Mont-Blanc, les Anglais et les Espagnols n'osent souiller plus longtemps le territoire de la Liberté dans Marseille et dans Toulon.

Les Anglais et le duc d'York ont été, complètement battus à Dunkerque, ils fuient à grands pas le territoire français.

L'armée des alliés est entièrement dispersée et tous leurs magasins sont en notre pouvoir; partout le peuple français fait triompher sans réserve les principes étemels et sacrés des droits de Tégalité et de la liberté.

Ouvrez vos portes, Lyonnais! Ou la vengeance du peuple est prête à éclater sur vous.

J'envoie cette sommation a mes collègues qui occupent les divers camps qui vous bombardent, afin de vous la faire parvenir et pour les engager à faire cesser le feu des batteries dirigées contre vous jusqu'à huit heures du soir. Passé cette heure, la masse du peuple est prête à vous porter les derniers coups et dès ce moment-là, les représentants du peuple ne répondent plus de vos personnes ni de vos propriétés.

Ce dix-neuf septembre 1798.

l'an II de la république une et indivisible

Chatkauneuf-Randon '.

A cinq heures du soir, sur l'ordre de Dubois-Crancé, le }i;énéral Vauhois, au camp de la Giiillotière, fit suspendre le feu d<» SOS batteries et envoya la sommation par un trompette, (^elui-ci fui conduit à riiôlel commun et remit son message à M. Courbon de Montviol, le nouveau président des corps administratifs qui, dans Timpossibilité de réunir immédiatement un nombre suffisant de ses col-

1. Monlliiel, iinp. de l.innéc, 17U3. — V. Varsen, Documents iynprinn'S {Lyon en [V.n, le Sièf/e, p. 131].

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