‹ Contre la terreurChapitre 316 sur 400 · Accusation qui ne i»nnn't pas exacte · texte numérisé non relu

Accusation qui ne i»nnn't pas exacte

1. Mnntliiel, inipriuierie de rarmée, iTJ3. — Vaësen. Dncumenis imprinu's [L'/on en 1703, le Sièf/c), p. 133. — Cf. aussi Bulletin des autorités )nilif (tires collection Charavav).

3. Ke^'istres de la commission de la section des droits de l'homme. — Vai'sen. p. 133.

LES SOMMATIONS DE CIIATEAUNEUF-RANDOX 463

ConvftntioQ reprenaient le feu sur toute la ligne. Aussi, dans cette même soirée du 18 septembre, le Bulletin départemental imprimait-il d'urgence la véhémente protestation que nous reproduisons :

Châteauncuf-Randon, ci-devant marquis, somme les Lyonnais de se rendre ; il est accompagné de Maigoet et Couthon que la Convention associe à Crancé, Gauthier, Javogues, Reverchon et Laporte. Huit représentants du peuple français président à la destruction d'une ville libre, républicaine et française. Huit législateurs commandent et font exécuter sous leurs yeux le meurtre, Tincendie et le pillage ! Ils se lassent d'attendre leur proie, deux sommations se succèdent. Eh bien ! ils ont appris que la persécution éprouve Tàme des hommes courageux et libres. Ils connaissent, parles actions dont ils sont les témoins, le cas que le peuple de Lyon fait de la liberté et de la gloire qui est déjà le prix de sa résistance à Toppression et à la tyrannie. Son vœu est exprimé sous le fer et sous le feu de ses implacables ennemis : il a délibéré et sa résolution unanime a été de vaincre ou de mourir'.

Une des bombes des batteries de la Guillotière mit le feu à l'hôpital militaire où se trouvaient de nombreux blessés. L'un d'eux, qui appartenait a une des meilleures familles du Forez, Barthélémy des Joyeaux, pour échapper aux flammes, sauta par la fent^tre. 11 se dirigea vers Ouilins où se trouvait une partie du bataillon de Monlbrison, mais à peu de distance il rencontra une patrouille de soldats de la Convention et, pour lui échapper, il dut traverser le Rhône à la nage à la faveur de la nuit. Des Joyeaux tenta vainement de rentrer dans Lyon alors complètement cerné. Il revint dans le Forez et resta quelque longtemps caché dans les grands bois qui s'étendent aux pieds des Cévennes entre le PilatetleMézen, cherchant à recruter parmi les paysans, des défenseurs pour la cause lyonnaise et à pénétrer avec eux dans la ville en forçant

1. Bulletin départeinental, n' 34, du 18 sejitembre au 22 du môme mois.

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les avant-postes. Ses efforts devaient Hve infructueux. Revenu à Saint-Elienne et dénoncé, Barthélémy des Joyeaux fut arrêté, emprisonné et ne recouvra la liberté qu'après une longue détention'.

A Lyon deux points importants allaient être enlevés à la défense.

Précy avait ordonné plusieurs attaques sur la maison Nérac, dans les matinées des 19 et 2<) septembre, ce qui empêchait Tennemi de réparer cet ouvrage et de s'y maintenir; ses travailleurs étaient obligés de s'arrêter et de s'abriter, souvent même de se réfugier dans la maison Panthod. Le général ne paraît pas s'être suffisamment préoccupé de ce qui se passait à ses positions de gauche.

C'est ainsi que l'ennemi avait préparé depuis plusieurs jours la construction d'une batterie, dissimulée en partie par un bâtiment dit maison Gaillard devant le cimetière de Cuire. L'artillerie y fut placée dans la nuit du 19 au 20. Le 20 au matin '^, le général de brigade Petit-Guillaume lant^a sur le cimetière une colonne d'attaque que conduisaient l'adjudant-général Lécuyer et le chef de bataillon Boussin'^.

Les compagnies soldées des bataillons lyonnais de rinion do la Convention et de Washington, sous le commandement de Burlin de la Hivière, occupaient un poste muré du côté do l'altaque, crénelé et garni d'artillerie. L'ennemi, malgré un fou violent, drossa dos échelles et sauta dans rouvrag(\ Les Lyonnais surpris reculèrent on désordre ot s'abriteront dans la Tour delà Belle Allemande ([u'ils défendirent onergiqnomont mais en perdant quatrevingts hommes tués on blessés.

1. Coiiimuni<*atit»n deson .'irrière j>ctit-fils. de M.(^laude-Nn»dDesjoyeaux

2. H(i}tjn>vts (It's trais cninps du "H) ail 21 septeinl)r(\ Archircs histurupies de 1(1 fjurrrr : Annrc ih's Al/)rs, se|)teinhre 110:1. — Le lieulenant-cojonel Bichot. si ddciiincntc sur le sic^^'c de Lyon, fait une erreur en plaçant Tatla(|ue du ciinetirre de ('uire dans la nuit du 2.{ au 2'» sp|iteiubre. Les ra//pnrt.s o/'fii.'ir/.s ilt's trois; cnin/ts la ]da('ent au 21 seplenibre.

3. AdjoinI à {«tat-major. Cet «dlieier ven/iit de Valenriennes.

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