‹ Contre la terreurChapitre 322 sur 400 · Le 1* sei»tfuibre Archires munidj/ales · texte numérisé non relu

Le 1* sei»tfuibre Archires munidj/ales

LES SOMMATIONS I)K ClIATEAUNEUF-HANDON 469

ment un partisan résolu de la cause lyonnjiiso, ont été poignardés la nuit, à leur domicile du quartier Saint-Alhan par une bande de six personnes « la figure machurée de noir )). La femme de François Poucet avait assisté, à demi-évanouie par la peur et cachée dans un placard h ce double assassinat' dont les coupables parurent être des Jacobins. On signala les victimes comme appartenant à l'opinion royaliste et dans cette population restée républicaine en très grande majorité, on les traita d'agents des émigrés, on les plaignit moins...

Précy paraît avoir contribué h cette époque, trop tardivement d'ailleurs, À la mise en liberté des prêtres réfractaires si longtemps gardés à la prison de Pierrescize -'. Plusieurs ecclésiastiques sous des vôtementslaïques vinrent lui demander de combattre sous ses ordres. Il les accepta avec empressement et les plaça pour la plupart comme approvisionneurs dans les batteries.

Le 23 septembre, dans la matinée, il recevait du colonel Rousnon ^, commandant h Oullins, des plaintes qui paraissaient fondées mais qui étaient émises sur un ton peu militaire : « L'étape '» est mal distribuée : quand on a un peu de pain, on manque ,de viande. Quand on a ce dernier objet, on manque de pain et de vin... » et après s'être plaint de ce qu'il faut constamment envoyer au quartier général pour réclamer, le colonel donne quelques détails sur la situation militaire :

« Il n'est plus possible de parler des sentinelles ; on

est indignement fusillé. Quelle f guerre! Un ingénieur

et quelques ouvriers pour faire des chemins couverts : ça irait mieux. »

Rousnon termina en signant avec familiarité : « Votre dévoué concitoyen' » et ajoute en post-scription daté du

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