Compte rendu de Duhni.s-Cnincé à la convention
480 l'insurrection de lyon en 1793
rache et y détruire les batteries lyonnaises et enfin cerner entièrement Lyon **)».
Le conseil de guerre arrêta qu'on attaquerait Tenceinte sur plusieurs points à la fois. Les fausses attaques furent fixées à quatre heures du matin le 29 septembre et il fut convenu que la principale colonne attaquerait à fond Sainte-Foy une heure après, c'est-à-dire à cinq heures du matin'. Dubois-Crancé se promit de préparer Tassant par des moyens... diplomatiques. Il y avait assez de policiers envoyés de Paris et de Jacobins lyonnais réfugiés à Caluire pour mener à bien cette mission.
Le représentant Laporte, plus humain que Dubois- Crancé, écrivait de la Ferrandière au Comité de Salut public qu'il y avait une véritable monstruosité à repousser les Lyonnais qui voulaient sortir de la ville et qui, chassés par les soldats de la Convention, leur criaient : « Tuez-nous, car si nous rentrons, nous serons fusillés ^ » Quelquefois les soldats partageaient leur pain avec ces malheureux et les obligeaient ensuite à rentrer. Laporte proposait de faire examiner par le comité lyonnais de Caluire ^ ceux qui voudraient sortir; s'ils étaient reconnus comme patriotes, on les enverrait à dix, quinze ou vingt lieues avec quelque argent. .
Le inenibre de la Convention ajoutait : « Nous sommes encore bien heureux que ces coquins de Muscadins ne fassent pas émigrer tout à coup 30 ou 40.(X)0 personnes qui viendraient nous inonder et absorber nos subsistances dans ces environs-ci. » Quel que fut le mobile, cet appel à une demi-clémence, puisqu'elle devait être limitée aux « patriotes », aurait dû toucher les maîtres de la France, ils ne daignèrent pas répondre.
Dubois-Crancé, qui ignorait la tentative de son collègue.
{. }tn)wirf's (le Doppel, p. 18S.