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Mf'nirs Mémoires, p. 18î

3. Ihi/feliti (les auluritês militaires charr/ées du sii'f/e de Li/on (Collei'tion Charavay), 1845.

envoyait h la date du 27 septembre h la Convention un rapport détaillé et fort précis au point de vue militaire.

11 déterminait les positions des troupes de siège.

Les colonnes de l'armée républicaine occupent maintenant tous les abords de la ville de Lyon à la portée du canon. Dix mille hommes sous les ordres du général Yaubois occupent la plaine du côté de la Riz, appuient leur droite à Sollièreet leur gauche à un pont de bateaux sur le Rhône. Celte division «st celle qui a jusqu'ici bombardé Lyon et qui couvre la sortie du pont Morand et celle de la Guillotière. Elle a maintenant

12 mortiers, 8 pièces de 24 et de 16 avec 2 obusiers, ce qui fournit 2.000 bombes ou boulets par jour.

La division qui appuie sa droite à la rive droite du Rhône, vis-à-vis Sollière et qui est destinée à attaquer Sainte-Foy et le faubourg Saint-Just, est de 10.000 hommes commandés par le chef de brigade Valette et occupe la route du Forez et tous les débouchés jusqu'à Grézicu. Cette division a 2 pièces <le 16, 2 de 8 et plusieurs de 4.

Une troisième division commandée par l'adjudant- général Pinon de 10 à 12.000 hommes aussi, avec 30 pièces de canon de différents calibres, forme la chaîne entre Grézieu et la tour de Salvagny et peut se porter au besoin à droite et à gauche.

Une quatrième commandée par le général Rivaz, de 7 à 8.000 hommes occupe l'espace qui est entre la tour de Salvagny en passant par le Puits-d'Or jusqu'à la rive droite de la Saône.

Dubois-Crancé rappelait qu'une fraction de cette colonne avait emporté le château de la Duchore et que le détachement, qui occupait actuellement le château, y avait installé une batterie de doux pièces de 8, deux de 16, <1(mix obusicrs et huit mortiers, prHvt h incendier en flanc le faubourg de Vaise et le quartier de Serin.

Une cinquième division de C) à T.OiM.) i celle de Caluire) occupait la rive gauche de la Saune et la rive droite du Rhône, la route de (ienè ve et tenait en échec tous les avantpostes de la Ooix-Rousse avec 8 pièces de gros calibre, 2 obusierset plusieurs pièces de 4.

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Nous attendons encore 16 pièces de gros calibre, dit Dubois-Crancé, et 10 mortiers pour écraser les hauteurs de Saint- Just. S*il n'est pas pris ou rendu dans huit jours, sa position devient bien critique, car nous-mêmes qui étions à Tendroit le plus inabordable, nous touchons au faubourg de la Croix- Rousse par là prise de la maison Panthod, de la mairon Nérac et du cimetière de Cuire.

Le rapport, contresigné par Gauthier, contenait, en outre, de lourdes plaisanteries « sur le cheval blanc du général Précy » et sur la prétendue prudence du commandant des Lyonnais ^ ce qui était grossier et faux.

En réalité, les forces de la Convention, accrues par les derniers contingents de réquisitionnaires, étaient de 55.000 hommes, pourvus d'environ 150 bouches àfeu".

Malgré la diminution des vivres réduits pour la plupart des habitants au mauvais pain d'avoine, en dépit de l'augmentation des maladies et des dangers toujours plus grands du bombardement, la défense gardait son activité M. de Chênelette avait voulu construire une nouvelle batterie sur la gauche du pont Morand, de nombreux travailleurs vinrent s*ofl'rir au colonel et commencèrent leur travail sous le feu des batteries de la Guillotière^. Il fallut des ordres formels pour les forcer k interrompre cette dangereuse besogne.

On affichait dans les rues un arrôté'* du Comité de Surveillance oi de sûreté publique de Lyon et du département, encore un nouveau titre des corps administratifs, llétris- « sant les traîtres et les lâches qui voulaient amener les Lyonnais ù ouvrir les portes de lu ville aux brigands qui

1. Hullctinfi imprimés des antorilés )nilitnires {Collection Charavay), p. 2fi5.

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