Lieutenant-colonel Bichot, p
judant-général Julien de Vinezac, la retraite commençait dans des conditions déplorables. Un grand nombre de Lyonnais jetaient leurs armes et s'enfuyaient dans le quartier Saint-Just. La panique se déclarait lorsque parut le général de Précy, suivi d'un bataillon de renfort. En même temps la générale résonnait dans toute la ville et du haut de la montée du Gourguillon, on voyait luire les baïonnettes d'une seconde colonne d'infanterie.
Sans Tattcndre, Précy fait battre la charge; avec un seul bataillon, il fond sur l'ennemi. Son cheval est tué, le général se relève, ramasse lin fusil et charge en grenadier. 11 abat à coups de baïonnette deux fantassins ennemis* . Il était sept heures du matin 2. Le bataillon qui était en seconde ligne, se déploie et refoule l'ennemi jusqu'à la brèche Ouest des murailles. Encore un effort et les soldats de la Convention sont rejetés sur les pentes qu'ils ont gravies par trahison*^. Les canons de la défense n'ont pas été enlevés, pas même encloués, Précy leur fait tirer quelques coups de mitraille qui accélèrent la retraite des troupes de Hivaz. Des officiers d'artillerie ont rejoint le général en chef et sous leur direction, pendant que l'artillerie continue son tir protecteur, les fantassins lyonnais réparent les brèches et remettent l'ouvrage en état de défense.
Au moment des attaques de Sainte-Foy et du bourg Saint-Irénée, la redoute de la Mulatière qui protégeait la pointe de Perrache était tombée au pouvoir de l'ennemi. La défense de celle position d'une extrême importance avait été confiée au général Rimberg. FMus encore qu'au combat du pont d'Oullins, il semble avoir perdu les qualités de commandement dont il avait fait preuve pendant la campagne du Forez.