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496 l'insurrection de lyon en 1793

mais le plus brave fut incontestablement le commandant de la redoute, Jean-David de Tourtoulon, baron de la Salle, ancien lieutenant au régiment de Bourgogne. Originaire du Languedoc*, il était venu à Lyon avec sa femme et ses enfants et avait toujours donné l'exemple du plus brillant courage. Atteint de deux coups de feu par les défenseurs de la maison Berlier, il mourut dans la soirée. C'était un ancien compagnon d'armes du général de Grand val, qui avait succombé lui-même, le 20 septembre, à ses blessures.

Avant de se retirer, Vaubois fît mettre le feu à toutes les maisons qu'il lui fallait abandonner.

Nous reçûmes Tordre de rentrer à Tinstant dans nos postes dit Nolhac, au milieu de la fumée produite par la combustion de tous les lambeaux de boiseries qui étaient restés suspendus aux pans de muraille, de la paille des caves et de tout ce qui pouvait être brûlé. L*incendie se communiqua même aux arbres dont plusieurs eurent des branches grillées*.

Ainsi partout les Lyonnais avaient repoussé les assaillants, le Bulletin départemental du 30 septembre célébra cette triple victoire on termes emphatiques :

Lyonnais, n'oubliez pas que les troupes de Crancé après s'être introduites dans les murs, après avoir forcé vos redoutes par la trahison des lâches, des scélérats que votre justice avait épargnés, ont été repoussés dans trois attaques par vos braves soldats, citoyens, par cette brillante jeunesse, par cette intrépide cavalerie qui courait à la gloire en s'immolant pour la cité qui les a vu naître. Noubliez pas que Précy vous ouvre la carrière de l'honneur, le chemin de la gloire, suivez ses pas, combattez avec lui, la défaite de vos ennemis est certaine. Plus de 1.200 ont mordu la poussière, 200 prisonniers, les postes que vous avez repris attestent les avantages signalés que vous avez remportes.

\. Où résidait «'in'<»re, il y a v\\\\i\ ou vin^'t-cinq ans, lo dernier représentant de cette famille, M. le baron de Timrloulon, aujcinrd'hui disparu. 2. J.-B.-M. Nolhac, Souvenirs de lo liévohilion à l.yon, p. 204.

Le chiffre des soldats de la Convention tués ou prisonniers était évidemment très exagéré, alors que le Bulletin n'avouait pas les pertes des Lyonnais*. L'organe départemental rendait un juste hommage aux vainqueurs du 29 septembre, mais Tarmiée des représentants campait maintenant aux portes de la ville. Malgré Thumiliation de la défaite, Dubois-Crancé, Javogues, Châteauneuf et Laporte pouvaient écrire au Comité du Salut public : « Nous les tenons ! »

1. D'après les Souvenirs (Tun officier de Vélat-inajor du sièf/e^ les Lyonnais auniienl perdu 200 honiiiics.

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