CHAPITRE XXVII
DÉCOURAGEMENTS ET DÉSORDRE. — LA TACTIQUE DE COUTHON. — DERNIÈRE SOMMATION
Pendant la nuit du 29 au 30 septembre, Précy fut informé que les troupes du général Valette avaient évacué la redoute du pont de la Mulatière et s'étaient retirées sur la rive droite de la Saône, après avoir détruit une travée du pont*. Javogues, qui n'avait assisté que de loin à l'affaire de Perrache, n'en écrivait pas moins au Comité de Salut public que ses batteries pouvaient balayer toute la chaussée et terminait par le refrain dont il avait Thabitude : « Ça ira! »
Ses agents le servaient mal car il joignait à son rapport militaire un fragment de rapportde policeoù fourmillaient les erreurs relativement à l'état-major de Tarmée lyonnaise-^. On y voyait annoncé la mort du « ci-devant marquis de Vichy, riche à cent mille écus de revenus^ ». Bien qu'il se fût courageusement exposé dans le combat du 3o, le colonel de Vichy était vivant en attendant qu'il tombîYt sous les balles d'un peloton d'exécution, a La boucherie a été bonne », disait Javogues dans son langage trivial et il ajoutait : « Nous avons fait brûler toutes les maisons qui joignent l'entrée de la saulée de Perrache, etc. »
Le général do F^récy, ne sachant comment nourrir les nombreux prisonniers faits à l'affaire de Perrache ainsi que ceux de Saint-Anlhômo, renouvela à Dubois-Crancé