‹ Contre la terreurChapitre 348 sur 400 · Archives municipales^ document précité · texte numérisé non relu

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DECOURAGEMENTS ET DESORDRE 507

«ont visés par le citoyen Desgranges ou le citoyen Pelin, chirurgiens-majors de laforcearmée^dansleur domicile à Thôpital Saint-Louis de midi à trois heures.

Le citoyen général^ Précy '.

Un de ses adjudants-généraux, nommé La Pujade, qui avait constamment fait preuve de zèle et de courage, avait été prendre le commandement de la redoute de Perrachc et avait cru devoir laisser son cheval à T hôtel du Midi. Précy ne le blâma pas de préférer faire son service à pied, mais il réquisitionna aussitôt le cheval et le fit donner à Tun de ses chasseurs qui avait été démonté. Le général se préoccupait de Tincurie ou de la faiblesse de certains chefs de bataillon ou capitaines commandant des détachements casernes, et leur adressait la lettre pleine de fermeté et d'humour militaire qui suit :

Citoyens,

Dans le moment où la force armée devrait développer le plus d'énergie, je vois avec peine que la majeure partie des citoyens abandonnent leurs bataillons ou leurs compagnies. Un pareil abus devient d'autant plus intolérable que quand il s'agit de recevoir le prêt tout le monde est présent. C'est à vous, citoyens commandants, à surveiller et à dénoncer ceux qui se rendent si coupables envers la cité, en acceptant ses bienfaits sans la servir, c'est vous qui devenez responsables et c'est à vous dorénavant que je m'adresserai. Celui qui commande doit avoir assez de force pour dénoncer les traîtres, sinon les punir.

Le général Précy.

Au quartier général, le 3 octobre 1793. An 11 de la République une et indiTiiible '.

Du côté des assiégeants, il y avait déjà bien des germes de discorde. Javogues se plaignait à Dubois-Crancé de

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