Mémoires de Doppet, Paris, Baudouin, 1824, p
510 l'insurrection de LYON EN 1793
Chàteauneuf-Randon et Maignet, au quartier général (le Sainte-Foy ;
Coulhon et Reverchon, au quartier général de Lime* nest ;
Dubois-Grancé et Gauthier, au quartier général de La Pape ;
Javogues, au quartier général d'Oullins ;
Laporte, au quartier général de la Ferrandière *.
Couthon, perclus au point d'en paraître paralysé et qu'il fallait transporter, non pas en chaise à porteur, ce qui Teût compromis par une mode d'ancien régime, mais sur un fauteuil à brancard, était le dernier arrivé 2; il nen déclara pas moins qu'il allait donner une vive impulsion aux opérations, « préparer une victoire prochaine à la raison et à la philosophie ». Les pauvres Lyonnais ne se doutaient pas de cette recrudescence d'adversaires !
Dans le conseil de guerre qu'il présida, Couthon avoua à ses collègues et aux généraux que, dans les circonstances actuelles, on ne devait pas se préoccuper de tactique militaire, mais « que l'armée du peuple étant là et voulant prendre Lyon, la vive force était le seul moyen qui convint à la toute-puissance dupeuple'* ». Dubois-Craucé et Doppet voulurent présenter quelques objections. Couthon, ex-avocat de Clermont, n'en admit aucune, s'en tenant à « la vive force ». 11 exigea que les représentants ne se séparassent point (pour se surveiller plus aisément les uns et les autres), et comme il parlait avec plus d'autorité et d'abondance que ses collègues, ce fut lui, dorénavant, qui dirigea les opérations.
Un agent de la Convention, sorti de Lyon le 4 octobre, donnait aux représentants les meilleures espérances : Les
1. Happitrt (le Coulhoîi sur le sièf/e de Coiixinune Affranchie^ imprimé par ordre de la Convention.