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Rue de Trion, aujourd'hui

524 l'insurrection de lyon en 1793

à Francheville, et enfin celui qui va rejoindre la porte de Trion. Au-dessus de l'ancienne maison deretraite des dames de Saint-Michel, sur une terrasse, était une batterie* pour maintenir h distance les colonnes d'assaut de Tennemi. Celui-ci ne cessait de jeter des bombes sur le carrefour où bivouaquait la troupe lyonnaise, qui s'abritait derrière les murs des jardins.

A l'angle Sud de ce carrefour se trouvait l'ancien couvent des Génovéfains. Une batterie de mortiers envoya plusieurs bombes en plein dans le bâtiment. Y avait-il des matières incendiaires, comme on l'a prétendu? Quoi qu'il en soit, l'incendie s'y déclara, la charpente s'écroula, les nammes jaillirent de tous côtés. D'autres projectiles éclataient sur la place, dont la partie Est seule restait occupée. Alors les canonniers lyonnais abandonnèrent leurs pièces, les gendarmes et les grenadiers de l'Union quittèrent leurs abris, tous s'enfuirent épouvantés. Quelques-uns mêmes jetaient leurs armes pour courir plus vite, le reste du bataillon était en réserve à Saint-Just, avec le général Arnaud.

Les officiers ontessnyé en vain do rallier leurs hommes, ils sont eux-mOnies entraînés dans les ruelles qui descendent àSaint-Just.

Prévenu tardivement, M. de Melon arrive avec un détachement qu'il place derrière la porte Saint-Irénée et la vieille leur qui garde le chemin de Sainte-Foy. De nouvelles bombes ennemies incendient deux petites maisons près de la porte; il se trouve sans doute dans les caves des approvisionnements d'eau-de-vie, car le feu s'y déclare avec une l(dle inlensité que les dernières compagnies du bataillon de 1*1 nion abandonnent leurs positions de combat sans prendre le temps de retirer ou d'enclouer les pièces '. Les fuyards se réfugient les uns dans la grande

1. J.-B.-M. Nolh.AC, Souvenirs (le lu Révolution à L'jon, p. 218.

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