Happort de Duppet^ du 8 o('lol)re, neuf heures «lu soir
redoute, placée au milieu du faubourg Saiut-Just, les autres dans le quartier Saint-Georges. La panique est générale; ni Melon, ni Clermont-Tonnerre, ni Montcolon, ni Révérony ne peuvent l'enrayer. Ils réunissent péniblement une cinquantaine d'hommes et les placent en derniers avant-postes au bas de la montée du Gourguillon, et, un peu plus loin, sur la place Saint-Jean et devant le pont de pierre. Précyenfut averti ainsi que de l'abandon de la batterie de Loyasse par presque tous ses canonniers. Cinq artilleurs se firent cependant un point d'honneur d'y restera L'entrée de Lyon, dans toute sa partie occidentale jusqu'à la Saône, était donc ouverte à l'ennemi...
Couthon, dans son rapport-^ a prétendu que ses troupes avaient « chassé la baïonnette au bout du fusil les muscadins de tous les postes avancés qu'ils occupaient jusqu'au pied de la butte de Fourvières et les avaient poursuivis du côté de la porte Sainte-lrénée qu'elles forcèrent, et qu'elles étaient parvenues jusqu'à la grande redoute placée au milieu du faubourg Saint-Just ».
Rien n'est moins exact : « des soldats de l'armée de t^iège * pénétrèrent dans le monastère des Génovéfains, pour sauver des effets, ou, si l'on veut, pour les piller, ils trouvèrent abandonnée la redoute de Sainl-Irénée qui gardait le passage. La redoute de Loyasse et les portes de Saint-Just et de Trion avaient également vu se replier les détachements qui les gardaient ».
Telle est la vérité dont nous empruntons ici l'affirmation à Morin, historien généralement impartial et bien disposé pour les assiégeants'*.
Ces redoutes furent donc abandonnées et ne furent pas prises'.
\. Helalion de Pvécu. Letlre à son ami M. de P..., mars 1794. — Perenon, notes, p. ol".