‹ Contre la terreurChapitre 36 sur 400 · UL · texte numérisé non relu

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iO l'insurrection de LYON EN 1793

par une bande de femmes, vraies furies de la guillotine, bien qu'à leur grand regret elles n'aient pas encore vu fonctionner le hideux instrument.

Le vieux maître d armes Gingenne a pu rallier la plus grande partie de la colonne et la conduire par les petites rues jusqu'au quai de Saône oii venaient se masser les troupes de Madinier, à la descente du pont du Changea

Le commandant général des sections forme alors deux nouvelles colonnes : Tune avec deux canons, est composée de la plupart des bataillons qu'il a amenés de la place Bellecour, elle prend la direction de la rue de la Pêcherie-, ayant en tète le bataillon de TArsenal que commande un énergique capitaine, Albert Doxa, un Suisse de haute stature, au visage énergique, qui a servi en France et en Allemagne^.

L'autre colonne est. formée des bataillons de Gingenne et de quatre autres bataillons. Une pièce de canon est placée à son avant-garde qui s'engage sur la place de l'Herberie. Parvenue au tournant de la rue Saint-Côme, elle reçoit une vive fusillade des fenêtres, des soupiraux de caves, des portes ^l'allées'*. Les coups de fusil partent plus nombreux et plus meurtriers « de la maison du cidevant Oratoire'. » Pendant que les autres bataillons cheminent lentement et en ripostant, le bataillon du Change qui formait la tête de la colonne, parvient rapidement à rentrée de la place Saint-Pierre, à l'angle de la rue Saint- Côme*». 11 est six heures du soir. Riard de Beauvernois occupe le milieu de la rue Saint-Pierre avec une bande nombreuse de Jacobins et une pièce de canon chargée

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