‹ Contre la terreurChapitre 373 sur 400 · Belatirtn de l*réci/, Perenon, p · texte numérisé non relu

Belatirtn de l*réci/, Perenon, p

3. « Les redoutes si meurtrières de la Croix-Housse «jue Dubois-Crancé avait laissé s'établir «luoiqu'clles fussent sous les batteries de Montessuy, n'ont été évacuées à ce que m'ont assuré des personnes dignes de foi, que le 9, à sept nu huit heures du matin par ordre de Virieu qui avait réuni sur la place, près des porte», toutes les tr<>upes de la Croix-Rousse, pour composer la dernière colonne avec laquelle il tenta de sortir. » {Rapport de Coullion, p. 2'».)

4. Notamment M. Dusseux, dans le tome VIIF de la Revue du Lyonnais^ publie un récit visiblement hostile au général de Précy et qui est en contradiction avec ce que nous avons recueilli nous-mêmes.

540 l'insurrection dk lyon en 1793

en restant groupés, que les fugitifs avaient le plus de chance de forcer le cordon d'investissement, de gagner un pays montagneux et de s'y défendre. A cheval seuls les cavaliers exercés, comme les chasseurs de Précyet Tescadron de Monthrison, pouvaient prendre une part avantageuse à la lutte qui allait s'engager et que chacun prévoyait terrible. Les bourgeois, qui venaient faire un peu tard l'apprentissage du cavalier en campagne, ne pouvaient qu'embarrasser la colonne et tomber entre les mains de l'ennemi.

Précy laissa les détachements de la Croix-Rousse et de Saint-Georges constitués comme l'avaient fait leurs chefs. Il leur confia l'arrière-gardeS poste d'honneur et de danger dans une retraite. M. de Virieu eut le commandement de ces 200 hommes; M. de Clermont-Tonncrre commandait en second. Se rappelant avec fierté les jours de gloire de l'ancienne armée, dans laquelle ils avaient l'un et l'autre commandé des régiments, les deux gentilshommes avaient arboré sur leur poitrine la croix de Saint-Louis aux quatre branches d'émail blanc, écartelées de lleurs de lys d'or, suspendue à son ruban « feu ». A Lyon, ville soumise aux lois de la République, on ne voyait plus, même aux réunions de l'hôtel Savaron, la décoration qui avait satisfait tant de modestes et saines ambitions. Dans la dernière sortie qu'ils entreprenaient sans illusion, Virieu et Clerniont-Tonnorre s'honorèrent de porter au feu cette croix d'officier*.

Précy donna le commandement de lavant-garde au chevalier de la Roche-Négly, Rimborg. La léte de colonne fut formée avec 80 chasseurs à pied, Foréziens presque tous. Des cliasseurs noirs du Vivarais, il n'en restait guère, le combat d'Oullins les avait presque tous détruits.

\. Hela lian du rjénêral de Piécy. ]). 09.

2. On trouva sur le corps île Viritu sa croix tle Sainl-Louis, brisée par une balle.

LA SOHTIE DÉSESPÉRÉE 541

Venaient ensuite sous le commandement du lieutenantcolonel Gavot, les ciiasseurs à cheval de Précy et les cavaliers de Monthrison, 120 sabres, à côté desquels prirent place maladroitement une quarantaine d'administrateurs et d'aides de camp^ Le général en chef s'était réservé le commandement du corps du centre, 300 hommes, provenant de tous les bataillons et comptant presque autant d'officiers que de soldats. Toutefois, il y avait en tête 25 chasseurs de Saint-Pierre, de tout jeunes gens, appartenant aux meilleures familles du Lyonnais et de la Bourgogne, l'un d'eux n'avait que treize ans et demi-... Il avait cependant assisté à la plupart des attaques de la Croix-Rousse. Ses camarades et lui portaient, comme beaucoup des soldats lyonnais le petit bonnet en peau de renard; ils l'avaient agrémenté d'un brin de feuillage, rustique plumet emprunté aux chênes de la Claire par une coquetterie de soldats qui vont combattre.

Précy chargea M. Burtin de la Rivière de le suppléer en cas de malheur. Il gardait auprès de lui, comme un peloton de réserve, une vingtaine d'officiers, lesadjudantsgénéroux Champreux et Carton de Grammont, le colonel de Vichy, le lieutenant-colonel Schmidt, l'organisateur de Tartillerie lyonnaise, les aides de camp Ferrus de PlantignyS Restier, du Roure, de la Chapelle, de Chamberou, Audras-% etc. Le corps du centre eut deux pièces de 4, l'une en tète, et l'autre avec le dernier peloton. Seule Tavant-garde n'avait pas d'artillerie.

Sept h huit pièces furent laissées à la Claire, il semble que Précy n'aurait du s'embarrasser d'aucun canon. Quand Charetle le Vendéen fit sa meilleure campagne, il avait, avant de partir, enterré ses canons dans les bois de Belleville. Précy devait regretter amèrement d'avoir

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