‹ Contre la terreurChapitre 374 sur 400 · Relation de Précij · texte numérisé non relu

Relation de Précij

;)i2 l'insurrection de i.yon en 1793

ainsi alourdi sa colonne ; pour s'excuser, il a dil que « le canon donnait plus de confiance^ ».

Deux colonnes sont formées. La première comprend le corps du centre, sous les ordres du général ; elle prendra la direction la plus exposée, celle de la route directe du village de Saint-Rambert qu'on sait occupé'^ par un détachement du camp de Limonest. L'arrière-garde aux ordres de M. de Virieu doit suivre .sfln.ç intervalle le corps du centre^. La caisse de l'armée et quelques chariots de vivres se trouvent sous la protection de Tarrière-garde, et contribueront à lui ùter de la mobilité.

La seconde colonne est composée par Tavant-garde : la compagnie de chasseurs à pied de Montbrison et les deux escadrons de cavalerie; elle longera la Saône et atteindra le village de Saint-Rambert par la partie Est.

A neuf heures du matin, Rimberg et ses chasseurs à pied [débouchent de Tenclos et obliquent à droite pour suivre le chemin de la Saône. La cavalerie, commandée par le lieutenant-colonel Gavot, suit en serrant sur Tinfanterie. iVIalheureusement le brouillard s'est dissipé^, le bruit de la troupe en marche, surtout celui de la cavalerie, attire l'attention des sentinelles du château de la Duchère, les batteries de la Convention ouvrent le feu.

C'est alors qu'un accident regrettable retarde la colonne. Le lieutenant-colonel d'artilleri(* Chappuis de Maubou, soutirant depuis plusieurs jours, avait pris rang parmi les Cîivaliers ainsi que son frère le capitaine. A bout de forces, il tombe de cheval et, dans l'impossibilité de remonter en selle, il supplie ses compagnons de n^prendre la marche; son frère ne veut pas le quitter. L'avantgarde est obligée de les abandonner \

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