‹ Contre la terreurChapitre 375 sur 400 · A/., p. iOO · texte numérisé non relu

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4. J.-B.-.M. Nolhac, Soui'cnii's Je la liérd/ufion à Lyon^ p. 219.

l'i. <• Ils se lelirèrent dans une maison voisine, on les y arrêla quelques lieures après. »> iComniunication de la famille de Maubou.)

La seconde colonne débouche à son tour et oblique également à droite. Précy sait, pour l'avoir observé les jours précédents^, que s'il y a cinq batteries ennemies échelonnées de la Duchère à Saint-Rambert, les chemins de traverse ne sont pas coupés et que ce village n'est pas retranché. A l'assaut de Saint-Rambert!

Sa propre colonne marche sous le feu de Tartillerie, sur un terrain découvert^. Les canonniers de la Duchère, surpris et impressionnés à la vue de cette troupe en bonne formation, pointent mal et leurs premiers boulets vont se perdre dans la Saône, mais leur tir se rectifie. Au moment où un projectile éclate devant un peloton de grenadiers, à l'arrière du corps du centre, ceux-ci s'arrêtent un instant. Précy et Burtin de la Rivière se sont placés sur le tlanc droit de la colonne pour en surveiller le défilé, l'adjudant-général commande: «Grenadiers, en avant! » Un boulet le frappe en plein corps. Désarçonné, il tombe dans une mare de sang, pendant que son général attristé se découvre devant cette première victime de la journée.

Précy rejoint la tète de colonne et la déploie hardiment sur des avant-postes d'infanterie qui se replient ; il la reforme et lui fait prendre un chemin fort encaissé qui aboutit à Saint-Rambert. La colonne lyonnaise s'y engage alertement; sur son flanc gauche, la mousqueterie éclate et occasionne un instant de désordre . C'est un poste de trou[)e de ligne qui tire h couvert dans les chemins creux. Précy n'a pas oublié son métier d'officier d'infanterie; il détache de la colonne deux pelotons et, sautant à bas de cheval, il gravit avec eux le talus de droite ; là, face à l'ennemi, il commande le feu, la troupe ennemie se disperse et la marche est reprise.

1. « Je m'en étais assuré nioi-inêine par les reconnaissances ([ue je faisais ilepuls quinze jours dos hauteurs de Cnire et des terrasses de la Tour delà Belle Allemande. » [lleliiiion tie Précy, Perenon, p. 100).

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