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550 I/INSURIŒCTION DE LYON KN 1793

embusqués dans une clairière, font feu sur la troupe de Précy qui, exaspérée, demande à enlever le village. Pour ne pas perdre un temps précieux, le général s'y refuse. « Cependant, dit-il dans son récit, les rassemblements augmentaient à chaque instant, nous étions fusillés, on tirait sur nous avec une animosité, un acharnement tels qu'on aurait pu croire que Ton chassait des bêtes féroces*.. »

Toujours poursuivie et perdant des hommes par le feu de l'ennemi ou par l'épuisement, la colonne arrive à la grande route de Lyon à Roanne, k une demi-lieue de Pontcharra, il est trois, heures. Les bois de Saint-Romain sont en vue. Précy fait traverser la Turdine'^. Il aperçoit des rassemblements armés sur la Croizette et du côté d'Avange. Pour ne pas être tourné sur sa gauche, il ordonne de gravir de suite un petit plateau au-dessus de la rivière et de se former en bataille; mais « telle était la fatigue de tous qu'ils se jettent par terre sans pouvoir se tenir debout 3. »

Précy compte ses hommes, ils ne sont plus que cent... et dans quel état ! Comme officiers, le lieutenant-colonel Schmidt et les aides de camp Roslitîr et Audras seuls sont restés. J/ennonii se rapproche. Sur le plateau où les Lyonnais ont pris pied, deux escadrons de dragons et de hussards qui viennent de Bully se sont formés à (juatre cents pas d'eux; au-dessus d'Avoge, d'autres groupes de cavalerie apparaissent. Us appartiennent au 9' dragons et au 1 " hussards, aussi des divisions Rivaz et Valette; le terrain montagneux les gène, et ils attendent que leur infanterie ouvre le feu. Celle-ci, formée de gardes nationales des cantons de TArbresle et de Vaugneray, s'avance sans entrain, redoutant de se trouver en présence de forc(*s considérables, une certaine formation militaire donne aux Lyonnais l'apparence de

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