‹ Contre la terreurChapitre 4 sur 400 · INTRODUCTION VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION VII

ne cédait à aucune pensée d'ambition, à aucun projet de revanche royaliste. Tout au plus, en devenant le soldat de la Liberté, dut-il espérer Tère de calme et d'assagissement qui pouvait préparer la resUiuratioïi de la monarchie. Si ces espérances d'une réalisation problématique ont été partagées par ses principaux lieutenants Virieu, Clermont-Tonnerre, Grand val, La Roche-Xégly, Chênelctle, Melon, etc., eux aussi ont consciencieusement respecté les convictions politiques de la population. Avec un idéal religieux et social différent, les Lyonnais ont apprécié cette loyaulé, Tunion s'est cimentée et la fusion devint telle qu'au dernier jour de la lutte, les délégués des sections ont refusé d'arlicter le pardon des représentants en livrant ceux qui avaient dirigé la « résistance à l'oppression » selon lu belle formule qu'ils avaient adoptée.

Ils résistèrent vaillamment, les « cilovens-soldats » comme ils aimaient à s'appeler eux-mêmes, confiants dans leur général, dans leurs officiers, se coudoyant a muscadins », mariniers, arlisans, dans une fraternelle camaraderie de dangers et de privations.

Les Lyonnais ont lutté contre les troupes de la Convention sans-le secours des armes étrangères, ils se sont battus sur la terre natale, défendant leurs remparts, leurs faubourgs, leurs maisons sous les boulets rouges, au milieu d'incendies allumées par les bombes et en. voyant se dresser contre eux le plus terrible des adversaires, la famine !

Sous la direction du général de Précy, la défense at-elle été, au pointde vue militaire, ce qu'elle devait êlie?

On peut lui reprocher d'avoir manqué d'ampleur et d'audace, d'avoir attendu trop patiemment l'ai laque

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