‹ Contre la terreurChapitre 44 sur 400 · Ihid · texte numérisé non relu

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fier de sa petite armée, il fit, en quelques mots, aux délégués le récit des principales phases du combat, il nomma plusieurs de ses subordonnés qui s'étaient particulièrement distingués : Liébaut, le tailleur de pierres, qui avait servi seul une pièce de canon sous le feu de Tennerai, Tamen qui, malgré sa blessure, était resté dans le rang, encourageant ses camarades, Flandrin qui, frappé à la jambe d'une balle, l'avait extraite lui-môme pour en charger son fusil, Leborgne, Fallacieux, Dumousseau, Tissot, Clerjon et tant d'autres qui avaient fait des prodiges de valeur K

Les femmes elles-mêmes avaient pris part au combat, plusieurs avaient relevé les victimes. 11 est vrai qu'à côté des Jacobins, on avait vu de véritables furies achever les sectionnaires blessés -.

A l'acharnement du combat avait succédé une sorte de recueillement parmi les défenseurs de l'indépendance lyonnaise; ils écoutèrent en silence la lecture de la décision des corps administratifs, longuement motivée. La municipalité et ses défenseurs recueillaient aussi cette lecture vengeresse, par les fenêtres ouvertes, entendant avec stupeur les sévères « considérants "^ » :

Considérant que le Conseil général de la commune àe Lyon a fait un emploi barbare et criminel de la force que la loi lui confiait pour protéger les citoyens, en les attirant par des pièges séducteurs autour de la maison commune et en les faisant inhumainement égorger.

Et plus loin :

Considérant que des délits antérieurs, imputés au Conseil général de la Commune, malheureusement trop graves et trop connus, nécessitent cette mesure trop longtemps retardée...

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