Moniteur^ numéro du 7 juin (séance du jeudi 6 juin
: l'iNSI RRECTION DE LYON EN 1793
VuiivLb PREMiSR. — Les représentants da peuple prés 1 ;4i au'o vies Alpes sont autorisés à prendre les mesures de sûreté générale que nécessiteront les circonstances et les derniers troubles arrivés dans la ville de Lyon.
Akt. i. — La Convention nationale charge son Comité de Salut public de faire incessamment un rapport sur Tétat de la ville de Lvon.
Art. 3. — Le présent décret sera envové sur le champ par un courrier extraordinaire * .
Le rapport du Comité de Salut public, rédigé par Barrère, fut lu par son auteur à la séance de la Convention :
u L'afiaire de Lyon se présentait sous les couleurs les plus alarmantes. Il j a eu combat entre la municipalité et les sections. Il paraît que c*est la municipalité qui a donné le signal du combat, elle a été vaincue, il faut déplorer le sang des citoyens qui a été versé, mais les témoignages réunis de deux commissaires de la Convention et des administrateurs annoncent que les vainqueurs n'ont cessé de crier : •< Vive la Liberté, Tonité et Tindivisibilité de la République ! » Deux autres de vos commissaires voient cette affaire sur d*autres rapports, nous en mettrons les pièces sous vos yeux -. »
Après cette prudente déclaration qui révèle bien le caractère équivoque de son auteur, la Convention aurait dà attendre avec quelque patience, le rapport de Lindet. Mais deux jours après ^ Tiuiutigable proscriptenr Robespierre venait déclarer que, d*après ses informations particulières, « à Lyon laristoeratie plongeait le fer dans le sein des meilleurs citoyens ». Ce n'était point contre les Lyonnais que le prétentieux ' incorruptible », réclamait des mesures immédiates de rigueur, mais bien contre les députés girondins, les accusiint d'avoir fomenté rinsurrection lyonnaise à laquelle il les suivait absolument étrangers. Néanmoins, Robespierre sécriait : «• On
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