Edifice construit sous Louis XV
3. Lire sur les anciens quartiers du vieux Lyon, le remarquable ouvrage
74 l'insurrection de lyon en 4793
C'est à THôtel-Dieu qu'était mort le brave général de Sablonet. Le bataillon de Port-du-Temple, à la tête duquel le général avait été frappé, s'était constitué la vraie famille militaire du vieux soldat; les obsèques avaient lieu aux frais du bataillon ^ qui, tout entier, son commandant en tête, les tambours recouverts de crêpe, se rendit en armes de la place Bellecourà Thôpital. Le corps de M. de Sablonet fut placé sur un char entouré de drapeaux et conduit entre deux haies de gardes nationaux à l'église des Jacobins- où Tofficc fut célébré à onze heures du matin en grande pompe par le clergé constitutionnel de l'église Saint-Pothin.
Sur le parcours de Téglise au cimetière Saint-Pierre, la foule devint si considérable que la gendarmerie à cheval avait peine à frayer le passage. Un silence religieux n'était rompu que par les sourds roulements des tambours. Les cordons du poêle étaient tenus par un administrateur du département, par Madinier, commandant général provisoire, par Gingenne, qui avait servi sous les ordres de M. de Sablonet, au régiment de la Couronne et par un jeune homme de seize ans, dont on ignorait le nom mais dont la douleur impressionnait ^
Au lieu de sépulture, les troupes rendirent les honneurs par une salve de mousqueterie, le clergé dit les dernières prières et pendant que les fossoyeurs recouvraient la tombe, le députe» girondin Diroteau prononça quelques paroles pour exalter la résistance de Lyon ; il rendit hommage à la mémoire du général.
« Honneur et gloire à toi, noble Cortasse de Sablonet ! à toi qui Ves si courageusement associé à la magnanime pensée du
si bien documenté et si artistiquement illustré de M. Viugtrinier, le Lyon (le nos pères.