Balleydier, Histoire du peuple de Lyon, t. 1, p
peuple de Lyon ! Du haut du ciel où ton âme sainte s*est envolée, jouis de notre triomphe, applaudis à nos efforts ! La France est libre encore*. »
Éloquence stérile de rhéteur ! illusion de parlementaire incorrigible ! Non ! La France n'était pas libre, les Girondins n'avaient pas su la défendre contre le plus tyrannique des pouvoirs et le vieil officier de la monarchie, qui avait donné sa vie pour Tordre et la liberté, méritait mieux que les louanges boursouflées du conventionnel Biroteau !
La cause de Lyon allait être publiquement plaidée à FWis par M. de Fréminville assisté de ses quatre collègues. Le ministre de Tlntérieur Garât, plus modéré que l:i plupart de ses collègues et Barrère, lui-même, le président du Comité de Salut public, les avaient accueillis avec quelque bienveillance, mais sans oser les appuyer ouvertement. Toutefois ces deux prudents personnages leur facilitèrent Tentrée de la Convention, au moment de la lecture des pétitions-, à la séance du 8 juin, le lendemain môme des obsèques que nous venons de rappeler. Fréminville paraît être le seul qui ait demandé la parole pour donner lecture deg lettres des administrateurs de Fihône-et-Loire 'S déjà parvenues d'ailleurs à la Convention. 11 insista avec à propos sur les dangers qu'il y aurait à enlèvera la frontière les troupes qui devaient la défendre et sur l'outrage que ressentirait la population lyonnaise, en se voyant menacée par une armée française '*.