‹ Contre la terreurChapitre 63 sur 400 · BaUeydier, p · texte numérisé non relu

BaUeydier, p

2. « Plusieurs représentants du peuple, députés des départements voisins, et celui de Rhône-ct-Loire, viennent communiquer leurs alarmes sur les mesures prises par les citoyens Dubois-Crancé et Albitte, à l'occasion des affaires de Lyon. » (Th. Jung, Dubois-Crancé^ t. 1, p. 409.)

3. « Le citoyen Fréminville, député extraordinaire de la ville de Lyon est aussi introduit et lit plusieurs lettres. » (Th. Jung. Dubois-Crancé^ t. I, p. 409.)

4. « Ils exposaient que pour obvier à un mal très [>eu r(»nstanL ces députés ;Dubois-Crancé| et Mbit te) mettent dans un péril constant les

76 l'insurrection de lyon en 1793

La Convention, donnant satisfaction aux pétitionnaires, décida que Dubois-Crancé et Aibitte devraient s'abstenir de prélever sur Tarmée des Alpes le moindre détachement et n'avoir comme préoccupation que la défense de la frontière menacée ^

Les autres délégués de Lyon, dans les départements disposés à « se fédérâliser » rencontraient un accueil des plus sympathiques : A Bordeaux, le 7 juin, Subrin et Girard, admis à la séance du Conseil général du département de la Gironde, prenaient la parole et retraçaient les événements du 29 mai, déclarant que « Lyon avait été sur le point d'ôtre victime des anarchistes ». Après des applaudissements unanimes, le président leur témoignait la sympathie de « tous les vrais républicains » et leur donnait Taccolade fraternelle -,

Le même jour, le Comité général des sections de Tarascon prenait Tinitiative d'une adresse de félicitations au Comité des sections de Lyon, pour avoir triomphé de Tanarchie « monstre non moins cruel que le despotisme-^ ».

La fin de l'adresse était une ofl're d'alliance:

« Nous espérons, braves et généreux Lyonnais, que vous nous accorderez Taffiliation que nous vous demandons et que vous vous empresserez de nous faire part de tout ce qui peut intéresser le bonheur et la franquillité de la République. L'union

parties qu'ils dégarnissent de troupes et que l'ennemi est prêt à envahir. » (Même auteur, t. 1, p. 408.)

1. L'auteur de />M6ois-(>fl/ic^, le futur général Jung, voit une intrigue dans cette préoccupation de la Convention qui obéissait cependant et uniquement à une préoccupation patriotitiue. 11 commet une erreur en faisant coïncider avec la séance du 8 juin la décision du Comité de Salut public déléguant à Lyon Robert Lindet qu'il appelle «leplusnaîf de ses membres». Robert Lin<lct avait été nommé quatre jours auparavant, le 4 juin. [Moniteur, séance du 4 juin.)

2. Procès- lerbal des séances du conseil général du déportement de la Gironde. Fonds Coste classé par MM. Desvernay et Moliaier. Bibliothèque municipale.

3. Môme fonds. Adresse du Comité général des sections de Tarascon. Signés Benoit Rey et Siméon.

seule fait notre force et peut nous faire triompher des puissances coalisées, des brigands de la Vendée, des anarchistes et des intrigants. Unissons-nous donc et entretenons une correspondance exacte qui puisse faire avorter et détruire tous les complots que les méchants méditent contre nous. »

Le lendemain, Jacquet et Pékin, délégués de Lyon à Marseille, recevaient au Comité des sections marseillaises l'accueil le plus chaleureux, ils en prévenaient aussitôt les corps administratifs dont ils étaient les représentants*.

Toutes ces nouvelles étaient accueillies avec faveur par les autorités lyonnaises qui s'efforc^aienl de ramener Tapaisement, mais la majorité de la population demandait toujours le châtiment des coupables et le tribunal criminel venait d'être réorganisé. Cozon en était président, Brochet Taccusateur public, et Marel, homme de loi, avait été délégué par le tribunal du district de Lyon pour faire fonction de juge au tribunal criminel pendant le trimestre ',

Les délations se produisaient de jour en jour plus nombreuses. On signalait les maisons des anciennes congrégations'* comme recelant des « malveillants » et môme ajoutait-on « des ennemis et des armes cachées^ ». Une simple visite domiciliaire établissait Tinanité de telles suppositions. D'autre part, on accusait les francs-maçons lyonnais, qui avaient secondé au début si activement le mouvement révolutionnaire, de se concerter dans un esprit hostile à la République •• oton les dénonçait à toute la vindicte des lois.

1. m Les Marseillais nous ont assurés que, sans révénement de Lyon, ils n'auraient jamais osé fermer leurs clubs. » [Archives dêpartementules. Lyon après les rebellions du 29 mai, carton 1.) Le club auquel il est fait allusion est le club des Jacobins marseillais qui terrorisait leur ville.

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