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un rapport rassurant, dont il était donné lecture par Barrère dans la séance du mercredi 12 juin. Le représentant en mission y affirmait que la ville de Lyon était calme, qu'on n'y voulait ni roi ni tyran, que les mots de république, d'unité, d'indivisibilité n'avaient pas cessé de s'y faire entendre. « Cependant, ajouta-t-il, on aperçoit que toutes les inclinations se portent vers le Midi, parce que sa défense paraît négligée et l'on voit le Nord avec indifférence ^ »
Lyon était redevenu calme en effet, mais la population honnête n'en réclamait pas moins avec persistance le châtiment de ceux qui l'avaient si longtemps terrorisée. La section de l'Union demandait « que les détenus aux prisons de Roanne et de Saint-Joseph, pour avoir provoqué le meurtre, le pillage et les séditions, fussent jugés par une commission militaire » et la section de la Paix donnait à ce vœu une adhésion formelle*.
Le bruit courut, propagé par les partisans de Tancieiuie municipalité, que la Convention ne ratifierait pas les événements du 29 mai. L'émotion fut vive dans les sections et l'une d'elles, la section du Port-du-Temple, vota une adresse qui fut approuvée par les autres, proclamant « que la ville de Lyon était en état de « résistance à l'oppression » qu'elle en appelait à toutes les assemblées primaires de la République^. Pour la première fois retentissait le mot qui allait devenir la devise des Lyonnais, sur leurs drapeaux, sur leurs affiches : Résistance à fop' pression! Afin d'enlever à cette déclaration tout caractère hostile à la Constitution, le Conseil général du déparlement réuni en Assemblée solennelle, prêtait serment à l'indivisibilité de la République, à l'intégrité et à l'inviolabilité de la Convention.
1. Moniteur, numéro dn samedi 15 juin (séance de la Convention du mprcredi 12 juin).
2. P/ocès-rerbal de la section de la l^/ti.r Tséanrc du 12 juin).