‹ Contre la terreurChapitre 75 sur 400 · J. Morin, Histoire de Lyon^ t. III, p · texte numérisé non relu

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4. Archives historiques de la Guerre : Armée des Alpes. Registres du Comité de Salut public.

nationaux se présentèrent si nombreux pour faire les premiers ce service qu'il sembla inutile d'établir un roulement*. En réalité c'était une expérience. Un second arrôté fit appel aux travailleurs volontaires afin d'établir un retranchement du côté des Brotteaux; le retranchement était mal jalonné et les terrassements s'exécutèrent avec plus de bonne volonté que d'adresse. Ainsi l'exemple était donné et la population allait manifester de nouveau sans équivoque son intention d'étayer ses déclarations d'indépendance sur des préparatifs militaires.

La Commission départementale retint provisoirement à Lyon trente-six pièces de canon de campagne et une compagnie du 2" régiment d'artillerie. Servants, conducteurs, attelages et canons étaient destinés à l'armée des Pyrénées- Orientales'2.

Ces manifestations énergiques n'empochèrent pas les mesures de conciliation. Des bateaux, portant un approvisionnement de 12.000 boulets, étaient arrivés d'Auxonne par la Saône à destination de Valence et de Tarmée des Alpes. Dans les derniers jours de juin, un arrêté de la municipalité provisoire, signé Coindre, ordonna que ces bateaux, avec leur chargement intact, resteraient amarrés au quai de Saône, en attendant que les autorités de Lyon prissent une décision à ce sujet. Le directeur des transports militaires, un sieur Desparro, protesta contre cette décision au nom des nécessités de la défense nationale. La mesure fut aussitôt rapportée. Par son arrêté du 2 juillet, la Commission populaire, blâmant implicitement la municipalité, déclara que « le département de Rhôneet-Loire ne voulait sous aucun prétexte et « sans une responsabilité majeure, arrêter des munitions de guerre qui, d'un moment h Tautre, pouvaient devenir d'une nécessité absolue pour les armées'^ >^

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